L’amour a le goût du Québec : hommage à notre gastronomie québécoise

gastronomie québécoise

Il y a des territoires qui se racontent par leurs paysages, le Québec, lui, se raconte par ses tables, par sa gastronomie québécoise si unique et généreuse.

Notre gastronomie est née de compromis. De rencontres. D’adaptations. Elle s’est construite dans la nécessité, dans l’ingéniosité, dans cette capacité très québécoise à faire beaucoup avec ce que l’on a, à transformer les contraintes en créativité. C’est ce qui lui donne aujourd’hui ce caractère si singulier, si vivant, si profondément unique.

Ici, la cuisine n’est pas une mode, ni une posture, ni un luxe réservé à quelques initiés. Elle est un langage commun, un héritage vivant, une manière d’être ensemble. Elle est tissée serrée dans notre quotidien, comme le fil invisible qui relie les générations, les quartiers, les saisons et les cultures. Car la cuisine québécoise n’a jamais été une ligne droite. Elle est une grande conversation.

Elle commence avec les Premières Nations, qui nous ont entre autres appris à lire le territoire, à comprendre les cycles, à respecter la terre, l’eau, le gibier, les petits fruits, les érables. Elle s’enrichit ensuite des apports français et britanniques, qui ont posé les bases d’une tradition culinaire structurée, nourrissante, familiale et bien plus. Puis, au fil des vagues d’immigration, elle devient un terrain de rencontres extraordinaires — les Italiens, les Grecs, les Portugais, les Haïtiens, les Vietnamiens, les Japonais et tant d’autres communautés qui, chacune à leur manière, ont déposé un morceau de leur mémoire dans nos cuisines, pour rendre meilleure la gastronomie québécoise. Ce multiculturalisme n’est pas une anecdote : il est au cœur même de notre identité culinaire. Il explique pourquoi, au Québec, on peut passer d’un casse-croûte à un comptoir de pâtes fraîches, d’une boulangerie levantine à une cabane à sucre, d’un bar à vin nature à une rôtisserie portugaise, le tout dans un même quartier, parfois dans la même rue.

Mais cette richesse culturelle ne serait rien sans notre terroir. Car nous avons, ici, un privilège rare : une proximité intime entre la terre et la table. À quelques kilomètres des centres urbains, des fermes travaillent avec une rigueur, une passion et un respect du produit qui forcent l’admiration. Nos maraîchers offrent des légumes d’une fraîcheur éclatante. Nos fruitiers récoltent des petits fruits au goût concentré par nos étés courts et célébrés avec créativité tout au long de l’année. Nos fromagers produisent des fromages parmi les plus remarquables du monde. Nos pêcheurs ramènent des poissons et des fruits de mer d’une qualité exceptionnelle, portés par des eaux froides et riches. Cette proximité change tout. Elle permet aux chefs, aux artisans, aux restaurateurs de travailler avec un produit vivant, vibrant, qui a encore l’odeur du champ, du fleuve ou de la forêt. Elle donne à notre cuisine une sincérité, une justesse, une vérité qu’on ne peut pas fabriquer. Et elle crée des liens uniques où tout le monde travaille ensemble pour offrir quelque chose d’unique.

Et puis, il y a quelque chose d’encore plus précieux, quelque chose qui ne se cultive ni ne se pêche : notre générosité. Au Québec, on reçoit comme nulle part ailleurs. Peut-être est-ce le climat qui nous a appris à nous rassembler, à partager, à faire de la table un refuge contre le froid et la nuit. Peut-être est-ce simplement dans notre nature, mais ici, on ne sert pas seulement un plat : notre gastronomie québécoise accueille, raconte et donne de manière inégalée. Cette hospitalité, cette chaleur, cette manière d’ouvrir grand la porte, le cœur et la table, se ressent autant dans un petit café de quartier que dans les plus grandes tables. Elle fait partie de l’expérience tant au niveau du service que dans l’assiette; elle fait partie du goût québécois. Anthony Bourdain l’avait compris : lors de son passage, il avait dit que le Québec était inégalé et il avait raison. Parce qu’ici, la cuisine ne se résume pas à ce qu’il y a dans l’assiette, elle vit dans l’hospitalité québécoise, par les échanges, les rires, les longues discussions autour d’un repas et dans le plaisir simple de bien manger ensemble. Cette hospitalité est notre fierté internationale.

Notre gastronomie est à notre image : généreuse, métissée, ancrée dans son territoire et ouverte sur le monde. Elle est savoureuse, créative, chaleureuse. Elle est profondément humaine.

On l’aime, notre gastronomie québécoise!


Photographié par Alison Slattery

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