La Marmite ou comment bien se restaurer à La Malbaie

Le restaurant La Marmite mérite de figurer dans votre calepin de bonnes adresses dans Charlevoix même si se restaurer à La Malbaie — ou à Pointe-au-Pic qui a été absorbé par La Malbaie en 1995 — en passant par Baie-Saint-Paul comme dans bien d’autres secteurs de Charlevoix n’est jamais un problème. La grande région regorge en effet d’établissements offrant des cuisines de qualité et, à la belle saison, on peut constater l’attachement des cheffes et des chefs à leur région et à tout ce qu’elle produit de succulent.

De Petite-Rivière-Saint-François au sud jusqu’à Baie-Sainte-Catherine au nord, Charlevoix régale. Le restaurant La Marmite se démarque pour plusieurs raisons et notamment car il regroupe plusieurs éléments positifs qui rendent un passage à table mémorable.

L’arrivée dans cette belle grande maison datant de la fin du 19e siècle a quelque chose de chaleureux. Rien d’ostentatoire, mais plutôt une certaine dignité architecturale. Le décor intérieur côté restaurant est lui aussi rassurant et, si l’on se fie au murmure joyeux des tablées toute la soirée, on suppose que les assiettes de La Marmite sont pour beaucoup dans toute cette bonne humeur.

Les assiettes enfin car c’est avant tout pour cela que l’on vient dans un restaurant ? Impeccables et en harmonie avec tout le reste, décor et service.

Sur six plats testés pour vous à La Marmite : Gravlax d’omble chevalier à la betterave; Mosaïque de poireaux; Carpaccio de poitrine de canard; Bajoue de flétan d’Atlantique; Flanc de porc braisé à l’érable et à la bière milk stout; enfin, en dessert un renversé à la fraise et à la rhubarbe. Six sans-fautes complets; aucune note discordante, aucun effet d’esbroufe. Tout est bien équilibré, bien choisi, bien marié.

On est également touché par le fait que la quasi-totalité des éléments de chaque plat est d’origine locale.

Trois vins ont été suggérés pour accompagner les plats choisis. Là encore, le plaisir de découvrir des crus sympathiques et qui s’harmonisent parfaitement.

Lorsque les choses sont aussi bien faites qu’à La Marmite, il faut nommer les responsables de tout ce bonheur : en cuisine, le chef s’appelle Félix Lavoie et la pâtissière Danielle Tremblay. Au tire-bouchon, la sommelière s’appelle Amélie Bergeron et au service, le sourire et la diligence de Tiger Perry.

À noter pour les oreilles sensibles : lors de notre passage à La Marmite, du début à la fin du repas, la trame musicale et le niveau sonore étaient parfaitement équilibrés et dosés.


Photographié par Mikael Lebleu





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