Mettre la clé sous la porte à l’heure du coronavirus – Témoignage

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Mettre la clé sous la porte à l’heure du coronavirus – Témoignage

Comme beaucoup le savent, le très achalandé restaurant Grumman 78 — son moins célèbre camion inclus — a annoncé sa fermeture définitive le mois dernier. Une affligeante nouvelle qui est arrivé comme un grand choc pour beaucoup de clients et de personnalités du milieu. Plus triste encore, c’est de savoir que ce n’est pas le premier et certainement pas le dernier à mettre la clé sous la porte.

La première vague de fermetures a été mortelle pour beaucoup de restaurants, la deuxième le sera pour bien d’autres encore. Et ce, d’autant plus, avec une date de fin de ces fermetures de salles à manger qui reste encore indéterminée.

On a dit adieu à des établissements qui ont accueilli des petits et grands moments nos vies, des moments heureux qui resteront gravés dans nos mémoires. Premiers rendez-vous, fêtes d’anniversaire, partys de bureau, fiançailles et même des mariages, bref des célébrations en tout genre qui n’ont été embellies par le travail et la passion des équipes de ces établissements.

Grumman 78 est donc un exemple parmi tant d’autres, une adresse qui a su dire au revoir à la scène gastronomique montréalaise quand il était temps et, qui plus est, de manière digne. « On ne voulait pas commencer à s’endetter, on ne se serait jamais sorti la tête de l’eau. Cela nous brise le cœur de mettre la clé sous la porte, mais c’était la bonne chose à faire », dit Gaëlle Cerf, la copropriétaire de Grumman 78.

Pendant la première vague, la maison proposait des plats simples mais réconfortants à réchauffer dans le confort de chez soi ainsi qu’une alléchante carte des vins avec des prix tout aussi séduisants. Bien que la fidèle clientèle du quartier ait toujours été au rendez-vous, l’aide du gouvernement, elle, manquait à l’appel. Gaëlle mentionne que même si l’adresse croulait sous les factures à payer, ce n’était pas suffisant pour avoir accès aux aides gouvernementales.

Lors de la réouverture des restaurants et des bars en juin dernier, l’adresse iconique de Saint-Henri évaluait son taux de pertes à 80 %. « Il faut savoir une chose, notre modèle d’affaire reposait sur le volume et pendant une pandémie c’est impossible de faire du volume. Nous ne nous sommes pas laissés abattre, nous avons essayé de survivre pendant la première vague, mais tout le monde savait très bien dans l’équipe que s’il devait y avoir une deuxième vague, cela marquerait la fin de l’aventure Grumman pour nous ». Gaëlle Cerf.

Fermer en temps de pandémie, ça veut dire quoi ?

Pour Grumman, la fermeture de l’établissement s’est accompagnée d’un immense goût amer, d’un « Et si ? » qui laisse à planer plein de questions quant à toutes les grandes annonces d’aide aux PME annoncées par Québec.  Quand on demande à Gaëlle, qu’est-ce que fermer un restaurant en temps de pandémie implique, elle répond : « Cela reste unique pour chaque personne, pour chaque établissement, tout le monde vit une réalité différente. Nous, ça a été très dur puisqu’on n’a pas eu accès aux aides gouvernementales relatives au loyer. On se dit encore à l’heure actuelle que ça aurait pu être différent si le gouvernement nous avait aidés, mais ça n’a jamais été le cas, ni pendant la première vague, ni pendant la deuxième. »

« Se faire à l’idée », voici la triste réalité à laquelle sont confrontés un grand nombre d’entrepreneurs, de restaurateurs et de tenanciers qui ne voient plus la lumière au bout du tunnel. Car même si Québec a annoncé de nombreuses aides dès la deuxième fermeture des salles à manger début octobre, de nombreuses demandes restent encore sans réponse, laissant les propriétaires de ces établissements dans le néant le plus total.

© Photos Alison Slattery – Instagram


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