L’incohérence de la fermeture d’une industrie due à certains égoïstes

Dimanche dernier, le gouvernement provincial a annoncé l’interdiction de vendre de l’alcool après 23 h dans les bars et restaurants, mesure accompagnée d’une fermeture obligatoire des bars à minuit ; une restriction de plus qui ne laisse rien présager de bon pour la suite. Le passage en zone orange a été, en effet, un choc pour beaucoup de restaurateurs encore abattus par la situation des derniers mois. Même si ces derniers ne doivent pas fermer leur établissement, tel qu’établi pour la zone orange, ces nouvelles règles (et sûrement pas les dernières) ne font que tuer à petit feu une des industries les plus importantes du Québec.

La fin de la saison des terrasses arrive à grands pas, un élément de plus à considérer dans la survie de beaucoup d’établissements qui leur rendra la tâche encore plus difficile pour respecter la capacité d’accueil réduite de moitié.

Au cours de cette dernière année, les propriétaires et leur personnel ont encaissé coups après coups. Puisque beaucoup semblent oublier certains passages, permettons-nous de se rappeler les événements du début d’année. À préciser que nous ne parlons pas ici de la pandémie du coronavirus en soi, mais plutôt de son impact sur toute l’industrie du commerce d’accueil.

  • En mars, les restaurateurs et autres établissements de la ville ont fait face à une fermeture soudaine et pour une durée indéterminée ne leur offrant qu’un avenir incertain.
  • Les plus chanceux se sont tournés vers une option de commandes à apporter, une solution non-viable qui ne pouvait durer qu’un temps.
  • Et il y a eu ces moins chanceux, ces « oubliés », comme on les a surnommés pendant un temps, tant la malchance semblait s’abattre sur eux : les bars. Sans pouvoir vendre de l’alcool, le champs d’action des bars restait très limité pendant la pandémie. Une grande injustice face à aux restaurateurs, qui eux, pouvaient offrir une belle bouteille de vin ou un mélange de cocktails avec un repas à emporter. « Bref, laissons cette période derrière nous, » diront certains.

Mais ce confinement est-il vraiment derrière nous ? La zone jaune suivie de près par la zone orange et toutes les restrictions qui vont avec ne font que nous donner une impression de « déjà-vu », un goût amer quant au travail remarquable de toutes ces petites entreprises durant les derniers mois. Des adresses merveilleuses qui, dans l’adversité, ont redoublé d’efforts pour garder la tête hors de l’eau tout en respectant à la lettre les règlements très stricts du gouvernement.

Il n’est pas question de pointer du doigt qui que ce soit, chacun détient sa part de responsabilité dans cette pandémie. Plus qu’un devoir civique, il en va de la responsabilité collective. Que ce soit du côté des restaurants pour veiller à faire respecter les règles établies (port du masque et lunettes, 2 mètres de distance, lavage régulier des surfaces, etc,) mais également du côté du consommateur qui se doit d’adhérer aux réglementations.

En ces temps de pandémie durant lesquels l’autodiscipline devrait aller de soi, force est de constater que certains établissements et clients ne pensent pas au collectif. Car même si la grande majorité veille au bon respect des conseils transmis par la Santé Publique, une infime minorité d’établissements et de clients insouciants nous rapprochent d’un deuxième confinement.

À croire que les bars et autres établissements qui négligent les règles passeront miraculeusement à travers une deuxième fermeture. Deuxième fermeture qui, puisqu’il est toujours nécéssaire de le rappeler, marquera malheureusement la fermeture définitive d’un grand nombre d’adresses.

On se demande pourquoi les sanctions ne sont pas imposées aux délinquants. Lorsqu’un automobiliste est détecté à 150 km/h sur une autoroute, ils reçoit une amende, salée et dissuasive ; on ne ramène pas la limite de vitesse à 30 Km/h pour tout le monde. Pourquoi en est-il autrement pour les restaurants, les bars et leur clientèle ? INCOMPRÉHENSIBLE !

L’industrie des bars et des restaurants est aujourd’hui menacée par un deuxième confinement mais pourquoi avoir attendu la veille d’une deuxième vague pour consigner les établissements et clients délinquants ? Où est la justice pour tous ces restaurateurs qui, depuis le Jour 1, priorisent le bon respect des nombreuses règles de sécurité des consommateurs et s’échinent à garder leur établissement en vie ?

© Photo Alison Slattery


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