Le compost est le meilleur ami de l’homme (et de la femme bien entendu)

Lundi 11 décembre, la journaliste Daphné Cameron publiait dans le quotidien La Presse un très intéressant article intitulé Du resto à la terre, un article et un sujet qui font réfléchir. Réfléchir, c’est toujours une bonne idée.

Dans son papier, la journaliste parle de compost, de collecte, de restaurants, du collectif La Table Ronde et, dernier sujet mais non des moindres, de Compost Montréal.

La collecte, c’est la collecte de petits sacs contenant des restes de table; les restaurants, ce sont les neuf restaurants qui participent à Compost Québec; le collectif, c’est Table Ronde, un collectif pour l’essor de la Gastronomie qui rassemble 107 membres leaders de la gastronomie québécoise dans 14 régions administratives et 37 villes dans la province; enfin, Compost Montréal, c’est une entreprise située dans le sud-ouest de Montréal qui offre, entre autres, un service de collecte de matière organique.

Cette matière organique récoltée dans les restaurants et ce compost produit par Compost Montréal «est de qualité agricole, redistribué aux citoyens chaque printemps au parc Angrignon et épandu dans les jardins communautaires et les plates-bandes municipales,» précise la journaliste.

On apprend — et on en est vraiment surpris — que, même à Montréal qui compte un nombre considérable de restaurants, la collecte de matière organique n’est pas un service public qui leur est offert. C’est pourtant là que l’on trouve une quantité tout aussi considérable de déchets de table ou de cuisine. Et c’est pourtant un milieu qui participerait à ce projet-pilote avec enthousiasme. Or, seulement neuf restaurants* participent, ce qui leur permet de recycler au lieu de jeter en se prévalant d’un service de collecte deux fois par semaine.

Recyc-Québec subventionne 68 000 $ et Tourisme Montréal ajoute 10 000 $.

Ce serait bien que d’autres établissements profitent de ce service qui est facturé moins de 200 $ par mois.

*    Le Butterbume et le restaurant Graziella sont les deux établissements mentionnés dans l’article de Daphné Cameron. Les sept autres sont: Campo, Ferreira, Lawrence, Montréal Plaza, Pied de Cochon, Tuck Shop et Vin Papillon.


Photographié par Mikael Lebleu

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