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Vente de spiritueux à emporter : l’ASEQ exige des changements

Publié le 21 janvier 2021   |   62 partages
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Au cours des dernières semaines, on a vu apparaître sur les réseaux sociaux une nouvelle organisation, l’ASEQ. L’Association pour spiritueux à emporter du Québec est une initiative de Andrew Whibley (Still Life, Cloakroom Bar), Kevin Demers (The Coldroom, Parliament), et Toby Lyle (Pub Burbundy Lion), tous trois propriétaires de bars et restaurants. Leur objectif est simple : que le gouvernement rende possible la vente de spiritueux à emporter au Québec. Depuis le début de la crise, le gouvernement adopte des mesures pour venir en aide aux entreprises de différents secteurs. Ce n’est malheureusement pas le cas pour tous ; en effet, malgré de nombreuses fermetures et l’impossibilité d’opérer pour une grande partie d’entre eux, les propriétaires de bars du Québec ont encore les mains liées. Malgré l’adoption de la loi 72, le gouvernement n’a pas adapté la réglementation pour y inclure les cocktails et spiritueux ; l’assouplissement des règles ne concerne que le vin et la bière.

Kevin Demers soutient que l’adoption d’une loi permettant la vente de spiritueux à emporter est tout à fait possible. Il cite en exemple le cas de l’Ontario, dont la gestion des ventes d’alcool est très similaire à celle pratiquée au Québec (deux sociétés d’état, LCBO en Ontario et SAQ au Québec). « On aimerait avoir une réglementation très similaire à ce qui s’est fait en Ontario. Si l’Ontario a ouvert la porte, pourquoi pas le Québec ? ». L’objectif de l’ASEQ est de travailler avec le gouvernement afin de l’aider à adopter des lois qui aideront à relancer un secteur économique important. L’association adopte un esprit de coopération et non de confrontation. Toujours dans cette optique, son existence ne vise pas qu’à aider les bars, mais l’ensemble de l’industrie : « On cherche à aider tout le milieu de l’hospitalité. Pas seulement les bars, mais les restaurants et les hôtels aussi ».

En plus de permettre aux établissements de faire bouger l’inventaire qu’ils ne peuvent pas écouler depuis plusieurs mois, une meilleure réglementation permettrait de créer bon nombre d’emplois et d’alléger la pression sur le système de subventions gouvernementales. On compte plus de 7 000 permis de bar au Québec. Selon Kevin Demers, on pourrait créer environ 14 000 emplois en permettant la vente de cocktails et spiritueux à emporter. Une situation qui profiterait à tous : les propriétaires, les employés, le gouvernement et les clients, ces derniers voyant l’offre de boissons alcoolisées à emporter s’élargir grandement.

L’Association pour spiritueux à emporter du Québec tient à ce que les gens du milieu de la restauration et de l’hôtellerie soient reconnus comme des entrepreneurs et que l’industrie ne soit pas perçue comme un simple vecteur de divertissement. Comme pour les autres secteurs économiques importants, les mesures mises en place par le gouvernement devraient être adaptées à la réalité du milieu, ce qui n’est malheureusement pas le cas à l’heure actuelle. L’ASEQ a mis en ligne une pétition afin de faire entendre sa voix. Les démarches de l’association seront à suivre de près.

Pour signer la pétition, c’est juste ici !

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© Photo Alison Slattery — Instagram

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