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LOOP Mission : pas de problème, juste des solutions pour les surplus alimentaires

Mis à jour le 22 avril 2021
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LOOP Mission : pas de problème, juste des solutions pour les surplus alimentaires

Le nom vous est sûrement familier, un nom que l’on entend de plus en plus un peu partout et uniquement pour de bonnes raisons. Fondé à Montréal par Julie Poitras-Saulnier et David Côté (Crudessence, Rise) en 2016, LOOP Mission est un projet d’envergure qui propose une solution concrète au problème qu’est le gaspillage alimentaire, un phénomène avec une plus grande ampleur que l’on peut s’imaginer. Saviez-vous par exemple qu’au Canada, 56 % des aliments sont gaspillés ? Un pourcentage astronomique à bien y penser. Pour combattre ce qui est devenu au fil des ans un véritable fléau, LOOP propose d’acheter des surplus alimentaires et, dans la plupart des cas, de les transformer en produits comestibles créant ainsi une économie circulaire.

À ce jour, LOOP Mission a récupéré en leur donnant une deuxième vie 5 388 tonnes de fruits et légumes et 1 494 277 tranches de pain, évité 4 351 tonnes de gaz à effet de serre et économisé 415 138 995 litres d’eau. Ce qui est encore plus impressionnant c’est que ces chiffres ne cessent d’augmenter. En quelques années seulement, LOOP Mission est devenue une entreprise de plusieurs millions de dollars avec ses valeurs à la bonne place et que ses responsables comptent en faire plus encore pour aider la planète. Il va sans dire qu’un projet aussi innovateur et ambitieux ne se réalise pas du jour au lendemain, il faut avant tout une passion, une énergie et une volonté hors pair pour tracer le chemin, toutes choses dont ne manquent certainement pas Julie et David.

Julie a toujours œuvré dans le secteur alimentaire, plus particulièrement en développement durable. Elle a travaillé en tant que consultante pour plusieurs grosses entreprises, mais s’est vite rendu compte que le désir de faire une différence concrète et d’innover sur le plan durable n’était souvent pas une priorité pour ses employeurs. C’est lorsqu’elle rencontre David, son partenaire en affaire et dans la vie, que son rêve de partir en affaires se concrétise. « C’était mon rêve, mais j’avais trop peur de laisser de côté ma job stable. Tout le monde me disait à quel point l’entrepreneuriat c’était difficile, mais voir David aller ça m’a donné du courage pour faire le move avec lui », dit Julie.

C’est alors que le couple se fait inviter à visiter l’usine de Courchesne Larose, un importateur de fruits et légumes qui devait jeter 16 tonnes d’aliments encore bons mais ne pouvant plus être vendus en magasin. « Je capotais. Déjà, j’étais du genre à ne rien gaspiller… même pas une branche de cèleri. Quand j’ai vu ça, j’étais sous le choc. C’est à ce moment-là que la mission est devenue tellement forte que toutes les peurs sont parties. J’ai lâché ma job, vendu ma maison parce qu’il fallait qu’on fasse quelque chose », raconte Julie. Les deux entreprises travaillent maintenant ensemble, un partenariat dont tout le monde sort gagnant. Il est important de comprendre que les aliments en surplus ne sont pas périmés, loin de là. En fait, la majorité des fruits et légumes utilisés par LOOP Mission sont aussi beaux que ceux vendus en épicerie.

Amateurs de jus pressés à froid, Julie et David choisissent de diriger LOOP Mission vers la production de telles boissons. Ils ont commencé à produire les jus en sous-traitance, mais en 2018, Recyc-Québec leur a accordé une bourse de 400 000 $ qui leur a permis de bâtir une usine de production adaptée à leurs besoins. Ils ont aussi participé à Dans l’oeil du dragon, une apparition télévisée où beaucoup de Québécoises et de Québécois ont découvert leur entreprise. À partir de ce moment-là, les produits signés LOOP sont tranquillement apparus dans les dépanneurs, les restaurants et les supermarchés, se taillant une place grandissante sur les tablettes québécoises.

Bien que nous les ayons connus d’abord grâce à leurs jus, ils ont beaucoup plus à offrir. Avec le temps, ils ont développé des bières à partir de pain, un gin fait de retailles de patates, et même un savon à base d’huile de tournesol, tous des surplus qui auraient autrement fini aux ordures. Ce ne sont que quelques exemples de produits qu’ils ont transformés pour réduire le gaspillage alimentaire et créer une économie plus circulaire. « On se dit pas ‘ah oui on voudrait créer tel, pis tel produit’ ; les gens viennent à nous avec des surplus et à partir de là, on trouve une solution. Notre philosophie est vraiment plus dans l’idée de régler un problème que de créer quelque chose de nouveau », explique Julie.

Depuis octobre 2020, LOOP Mission a fait le saut sur le marché ontarien, un pas de plus vers une expansion à l’échelle nationale. Ce n’est qu’un début pour l’entreprise qui compte présenter son modèle d’affaire aux États-Unis, en Europe (Hollande plus particulièrement) et en Australie. « Dès le début, on avait écrit qu’on voulait être un leader mondial en économie circulaire. Dans le temps, c’était un peu intense, mais tranquillement c’est quelque chose qui se concrétise de plus en plus », dit Julie.

Si nous avons piqué votre curiosité et si vous souhaitez en apprendre davantage sur LOOP Mission, visitez son site internet ou encore visionnez la série intitulée Behind The Loop, des capsules web, aussi cocasses qu’éducatives, qui vous présentent l’entreprise.

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