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Conclusion de Tournée avec Emmanuel Bilodeau

Publié le 22 septembre 2021
upa tournée Mangeons Local Emmanuel Bilodeau agneaux

Emmanuel Bilodeau conclut en beauté la Tournée Mangeons Local dans les Laurentides !

Pour son tout dernier arrêt, la tournée Mangeons local plus que jamais s’est rendue dans la superbe région des Laurentides avec nul autre que Emmanuel Bilodeau. Si l’acteur, animateur, humoriste n’est pas originaire de la région des Laurentides, il l’a pourtant choisie comme sa région d’adoption pour y installer un petit nid douillet avec sa compagne et leurs trois enfants. 

Emmanuel Bilodeau ne pourrait pas être plus en accord avec la devise « Mangeons Local », lui qui s’est lancé dans la formidable aventure de l’autosuffisance alimentaire. 

Nous voilà donc tous réunis pour cette toute dernière tournée à Sainte-Lucie-des-Laurentides, le premier arrêt de cette belle journée qui s’annonce ensoleillée. Il est à peine 9 heures du matin, la conférence de presse n’a pas encore commencé et déjà Emmanuel Bilodeau nous parle des bienfaits de la consommation locale. « Manger local a un impact direct sur notre niveau de bonheur. Quand on mange bien, qu’on mange local, on est tout de suite plus heureux. C’est comme une évidence quand on parle, mais il faut continuer à en parler ! Que ce soit en achetant des livres québécois ou en encourageant les fermes d’ici, c’est important de privilégier la consommation d’ici. C’est drôle parce que quand on va dans le Sud et qu’on mange une mangue, on se dit ” oh, c’est à ça que goûte une mangue ! ” et bien c’est la même chose ici, on a plein de beaux fruits et légumes et ils sont délicieux quand ils sont de saison».

Si la consommation locale est assurément une devise qu’il tient tout près de son cœur, elle est renforcée dans son quotidien, puisqu’il est grand amateur de pain maison. Pendant toute la journée et avec la plus grande fierté, l’acteur québécois nous a parlé de son pain qu’il fait de A à Z. Certains petits chanceux ont même obtenu à la fin de la journée sa recette si spéciale qu’il perfectionne fournée après fournée.

« J’aimerais lancer un appel à tous les boulangers, surtout les grosses chaînes de pizzeria québécoise, faites affaire avec le grain québécois. C’est surprenant, mais parfois on fait venir notre grain, notre farine d’autres pays. Je ne comprends pas cette affaire-là, on a de la super qualité ici puis j’encourage vraiment les producteurs de pain et de pizza à essayer la farine québécoise parce qu’ils vont capoter », poursuit-il.

Violon et champignon 

La première visite de la journée s’est donc déroulée au sein d’une myciculture. Cette visite marqua le baptême d’Emmanuel (et de plusieurs d’entre nous) dans une culture de champignons et elle a vraiment dépassé nos attentes. Les propriétaires de cette culture, Vincent Leblanc et Rachel Pommier sont deux producteurs absolument passionnants (et passionés !) qui, le temps de quelques heures, nous ont ouvert leur porte pour découvrir cet univers captivant, mais inconnu de bien des gens. De mai à octobre, Violon et Champignon offre une variété de champignons frais et séchés et divers produits sauvages lors des marchés fermiers et auprès des restaurants locaux. La belle entreprise est bien évidemment spécialisée dans la production de champignons mais entreprend également des activités de recherche et développement dans le domaine de la myciculture afin de propulser  davantage cette filière et de redorer son image.

Vincent est un grand expérimentateur dans l’âme et explore régulièrement de nouvelles façons de faire pour transformer les énergies naturelles. On nommera par exemple le chauffage au compost qui leur a permis de chauffer la serre en hiver. 

« Fait intéressant : le champignon a toujours été le mal aimé des règnes de la nature – en plus du règne animal et du règne végétal, il y a aussi le règne des champignons. Mal-aimé dans le sens de sa toxicité, des maladies qu’il peut provoquer mais aussi par rapport à sa reconnaissance en terme de produit alimentaire. Il n’y a pas vraiment de financement là-dedans donc on ne fait pas beaucoup de recherche dans ce milieu dans les universités. Le champignon ce n’est pas le bleuet, pas non plus le sirop d’érable, mais ça pourrait le devenir, il y a un énorme potentiel de développement! ».

Si vous non plus vous n’avez jamais visité de lieu de myciculture et si vous souhaitez en apprendre davantage, Violon et champignon propose tout au long de l’année diverses activités « mycotouristiques » ainsi que des formations sur la myciculture. 

La Récolte de la Rouge 

Ensuite, direction la ville de Brébeuf à la ferme familiale La Récolte de la Rouge. Située à 10 minutes de Mont-Tremblant, la production maraîchère biologique a fait son nid dans la superbe vallée de la rivière Rouge. Le concept de la ferme est simple : « du champ à l’assiette » afin d’offrir à leur fidèle clientèle des fruits et légumes sains en suivant une philosophie respectueuse de l’environnement. Le couple de producteurs, Mathieu Roy et Catherine Baltazar, est unanime : « Quand on fait attention, qu’on respecte la terre, qu’on met le moins d’intrants possible, le produit final goûte tellement meilleur. On a des gens qui viennent à la ferme et qui nous disent que ce sont les meilleures fraises qu’ils ont mangées de leur vie ! Et ça, c’est la meilleure récompense qu’on peut avoir parce que beaucoup de personnes ne se rendent pas compte de l’effort qu’il y a derrière », déclare Catherine.

La visite s’est donc déroulée ainsi : petit tour en tracteur pour commencer les festivités, suivi d’une récolte de courges pour ensuite faire une petite pause dîner. Au menu, on goûte aux saveurs de la région avec une salade colorée, un sandwich dont le pain provient d’une boulangerie locale, le tout accompagné de limonade au gingembre préparée par le bistro fermier de la ferme Aux petits oignons, située non loin de là.

Une fois le ventre bien rempli, c’est une petite balade digestive à travers les champs de choux qui conclut notre visite à La Récolte de la Rouge durant laquelle les propriétaires nous expliquent leur accréditation en agriculture biologique et comment cela se traduisait dans leurs productions saisonnières. À noter si vous passez dans le coin, que nos deux agriculteurs offrent leurs produits notamment grâce à une boutique libre-service.

Le Petit Rucher du Nord 

Si le Québec est réputé pour son délicieux sirop d’érable, le miel, quant à lui, fait doucement sa place dans la Belle Province grâce à des producteurs passionnés comme au Petit Rucher du Nord. C’est une ferme apicole familiale qui se spécialise dans la production artisanale de miel et de tous les produits qui en découlent. Peut-être aviez-vous déjà entendu parler des emballages en cire d’abeille Api-Flex ; c’est Le Petit Rucher du Nord qui les produit. On rencontre derrière cette superbe organisation, Félix Lapierre et sa femme Judith Forget qui gèrent avec leur belle petite équipe un rassemblement d’environ 400 ruches situées sur une quinzaine de sites offrant une flore diversifiée.

On entre par la boutique qui en a conquis plus d’un avec les miels de la maison et leurs produits dérivés. Emmanuel a d’ailleurs instantanément émis le souhait de tout acheter! C’est ensuite Félix, apiculteur depuis 1997, qui prend la parole pour nous montrer comment est extrait le miel, mais surtout, pour nous expliquer le rôle capital de l’élevage de reines. 

L’heure de la dégustation a sonné ! Félix et Judith nous ont préparé un plateau de trois sortes de miels différents : miel de printemps, de tilleul et, en primeur, le miel d’automne pour le plus grand plaisir d’Emmanuel Bilodeau et de l’ensemble du groupe. 

Suite à ce petit encas des plus mielleux, direction le dernier arrêt de la journée.

Ferme de la Colline


Afin de conclure cette belle journée qui solde à merveille la saison estivale ainsi que la tournée, ce sont les propriétaires de la Ferme de la Colline qui nous ont accueillis les bras grands ouverts au sein de leur ferme de production ovine. 

« Quand on a acheté ces terres, on a pris la responsabilité de s’occuper de nos agneaux et du pâturage, mais également de tout l’écosystème qui l’accompagne. On est responsable de la forêt, des oiseaux, etc », racontent les propriétaires qui se sont véritablement engagés à préserver leurs terres.

Ici, le bien-être animal passe avant toute chose et cela se ressent autant dans l’hospitalité de François Labelle et Hélène Gariépy que dans leur façon de traiter leurs animaux, mais également dans le goût unique de leur viande certifiée biologique. Nul besoin de les connaître depuis toujours pour savoir qu’ils sont dotés d’une grande humanité. Chaque jour, cette citation les accompagne : « La santé des hommes, des bêtes, des plantes et du sol est un tout indivisible ».

Dès le printemps, il est possible de réserver un agneau, demi ou entier. C’est à l’automne que les livraisons se font avec la possibilité également d’acheter des produits transformés dans les Laurentides et à Montréal.

Nous avons donc pu rencontrer les troupeaux d’agneaux mais aussi, les magnifiques chiens des montagnes des Pyrénées qui sont leurs gardiens. Emmanuel Bilodeau est d’ailleurs tombé sous le charme de ces amis canins d’une gentillesse extrême. Lorsque les chiens ont couru vers nous dans la lumière de fin de journée, pour qu’on les caresse, c’était une scène digne d’un film tant le moment était unique. 

Plusieurs discussions passionnantes ont eu lieu avec le groupe, notamment sur l’importance de l’élevage et des pâturages dans leur rôle d’entretien de la nature et du rôle de captation du carbone entre autres. 

Un magnifique clap de fin

La journée s’est terminée autour d’un barbecue où nous avons pu goûter les merguez de la Ferme de la Colline. Se sont greffés à l’événement qui avait des airs de réunion de famille, la Ferme du Canton Clyde, Régal Nomade, une toute nouvelle entreprise qui transforme l’argousier et autres petits fruits en divin sorbet et cuir de fruits ainsi que certains des producteurs visités précédemment.  en compagnie de producteurs du coin qui ont tous contribué au repas final de la journée en apportant un produit de leur entreprise. Emmanuel Bilodeau émerveillé par toutes les rencontres faites pendant la journée : « C’est super de voir que tout le monde se connaît ici, que vous faites des partenariats avec vos produits respectifs et que chacun encourage l’autre ; il y a un véritable esprit de communauté qui règne ici ». 

Au moment de dire au revoir -puisque les bons moments ont toujours une fin – Emmanuel Bilodeau a remercié chaleureusement chacun des producteurs en manifestant son désir de consommer encore plus local…et de continuer à pétrir encore plus de pâte à pain avec de la farine d’ici !

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