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Depuis quelques années, les laits alternatifs se sont taillé une place de choix dans les frigos des cafés montréalais. Alors que la crise climatique est sur toutes les lèvres, nombreux sont ceux qui décident de troquer le lait de vache pour les laits alternatifs : amande, riz, avoine, soya et autres. Cette semaine, on vous aide à départager les laits alternatifs et à faire des choix plus verts.

Avec le bien-être animal, la question environnementale est la principale raison qui motive l’abandon – ou la réduction – de la consommation du lait de vache. Les agronomes et climatologues utilisent donc trois variables pour comparer le lait de vache avec les laits végétaux : l’utilisation d’eau, l’utilisation des terres et les émissions de gaz à effet de serre. Selon ces trois critères, le lait de vache est celui avec la plus grande empreinte écologique, et de loin.  Dans une étude, Joseph Poore de l’Université Oxford a mis en opposition le lait de vache, le lait de riz, le lait de soya, le lait d’avoine et le lait d’amande pour déterminer quel lait était le plus vert.

Au niveau de l’utilisation d’eau, c’est le lait de soya qui remporte la palme avec 28 litres d’eau nécessaire pour un litre de lait, suivi par le lait d’avoine avec 48 litres. Ces chiffres peuvent sembler apeurants, mais ils sont minimes comparés à ceux du lait de vache (plus de 600 litres), du lait d’amande (371 litres) et du lait de riz (270 litres). L’utilisation d’eau est le principal talon d’Achille du lait d’amande puisque sa production nécessite peu de terre et son émission de gaz à effet de serre est la plus basse de tous les laits étudiés par Poore. Cette haute consommation d’eau est nécessaire pour garantir le rendement maximal des amandiers.

De son côté, en plus de requérir beaucoup d’eau, le lait de riz est aussi un des plus polluants en raison d’un procédé particulier qui libère du méthane lors de l’irrigation des rizières.

Il reste donc le lait d’avoine et le lait de soya. Selon l’étude de Poore, les deux laits semblent être les options les plus vertes puisqu’ils utilisent très peu d’eau, peu de terre, et qu’ils émettent des gaz à effet de serre en faible quantité. Toutefois, il est important de noter que le développement des cultures du soya menace la forêt amazonienne et ses peuples autochtones en raison de la déforestation.

Les études sur les laits alternatifs ne réussissent pas à établir un lait idéal : chacun à ses avantages et ses défauts. Or, Poore conclut sa recherche en affirmant que quel que soit le lait alternatif choisi, ces options sont considérablement plus vertes que le lait de vache.

Chez Tastet, nous sommes des adeptes de la modération. On sait très bien que la consommation de lait de vache est ancrée dans nos mœurs – un peu de café dans son lait le matin, du lait dans ses céréales ou avec un dessert bien sucré. Notre approche est donc de promouvoir une consommation éclairée et raisonnée pour permettre à chacun de décider des actions qu’il ou elle veut adopter pour lutter – collectivement et efficacement – contre la crise climatique qui nous frappe de plein fouet.

À chacun sa part !

Pour plus d’informations, voici des sources qui nous ont été utiles dans notre processus de recherche ;

© Photo Alison Slattery – Instagram


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