Satay Brothers : délices de la rue Notre-Dame Ouest

Mis à jour le 3 mai 2020   |   Publié le 11 février 2015   |   2225 partages

Les Satay Brothers, c’est un petit refuge de bonheur, rue Notre-Dame Ouest. C’est aussi le travail complémentaire des frères Alex et Mat Winnicki et de maintenant beaucoup d’autres personnes clés. 

Le stand du marché

Leur histoire a réellement commencé parce qu’ils ont grandi à Saint-Henri. « On a vécu 25 ans dans un quartier qui était à l’époque assez pauvre, mais nos parents nous ont toujours amenés manger partout à Montréal. Ça doit être pour ça qu’on aime tant la diversité culturelle de la restauration à Montréal. » Ils sont donc, dès très jeunes, confrontés à de la bonne bouffe, dans un quartier qu’ils aiment.

Alex commence à vendre des fruits au Marché. Mat étudie en art, peinture et design graphique. Un beau jour, ils ouvrent un stand au marché. « Mon père avait fait remarquer que « Winnicki Brothers” ne dirait pas grand chose à la plupart des gens, alors qu’avec ”Satay Brothers” ou pour les puristes ”Frères brochettes”, on saura à quoi s’en tenir. » Ils commencent donc avec les satays, les buns, la salade de papaye et la légendaire soupe Laksa. « Ces plats seront toujours là, c’est notre base ; même si maintenant on va faire élargir le menu et ajouter tout plein de nouvelles choses. »

Le projet Satay Brothers, c’est un endroit agréable, divertissant, où l’on déguste des plats qui font voyager loin de l’hiver québécois. L’établissement figure d’ailleurs dans notre liste des restaurants les plus festifs et abordables de Montréal, ainsi que dans celle des adresses coup de cœur où manger beau, bon et pas cher en ville.

Satay Brothers, c’est la cuisine avec laquelle Alex et Mat ont grandi; ils sont passionnés par les ingrédients et leur dégustation. On la qualifie d’Asie du Sud, parce qu’on ne peut pas nommer un pays en particulier. C’est un mélange de plaisirs.

La petite histoire continue. Suite au succès de leur stand au marché, ils ouvrent un petit restaurant ; 20 places assises, rue Saint-Jacques. Tout est convivial au restaurant: service, plats et tables. « Je me souviens quand il y avait une belle fille qui entrait dans le restaurant, ma mère me disait : « place-la donc à côté d’un tel, il est célibataire » (rires) et des relations se créaient. On ne rencontre presque plus personne, alors que des grandes tables, ça permet à des étrangers qui ont du fun de se parler, qui se font des amis parce qu’ils ont partagé quelque chose, l’histoire d’une soirée ou plus. »

Avec la popularité grandissante, les gens attendaient trop longtemps. Certains clients ne venaient même plus les voir. Ils ont donc ouvert un autre restaurant Notre-Dame Ouest. Un 80 places assises, plus de cuisiniers, plus grande station de bouffe, plus grande chambre froide, plus de possibilité d’offrir un service de traiteur — Ah ! vous faites du traiteur ? « Ben oui : cocktails pour mariages, partys dehors et, ce que je préfère, le grill charcoal. On prend les commandes via email. »

Le marché et le resto restent leur priorité, mais ils peuvent maintenant faire un peu plus de tout. Le chef c’est ton frère?  « Oui c’est Mat. Moi je suis la caissière (rires). Je m’occupe du service avec mon demi-frère Phil. » Phil,  il vient d’où ? « De Hong Kong et du Québec. C’est son père qui fait le dragon beard dans le Quartier Chinois ! Phil s’occupe des vins, des cocktails et m’aide avec le service. »

Le menu

Leurs plats préférés ? La soupe laksa (notre préférée aussi), le bœuf Rendang, le Otak Otak. « Nos plats sont préparés avec une multitude d’épices qui donnent des saveurs prononcées. Notre cuisine est inspirée de plusieurs de pays et régions différentes, ce qui explique l’utilisation d’ingrédients très variés. Tous nos produits sont faits maison à l’exception du pain utilisé pour les sandwichs du jour : bases de soupes, buns. Tous les desserts viennent de leur maman, décédée en février 2015. Elle veille depuis au bon fonctionnement du projet ainsi que sur ses enfants.

Pourquoi vous avez ouvert un restaurant au juste ? « On aime rendre les gens heureux… je pense que c’est aussi simple que ça. »

Même lorsqu’il y a file, et il y a souvent une, cela mérite l’attente. Beaucoup de plaisir en perspective.

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