Sunny’s Chinese : le cousin fun de Mimi Chinese à Kensington Market

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Sunny’s Chinese, né pendant la pandémie dans la cuisine arrière de Mimi Chinese, est devenu l’un des restaurants les plus énergiques et les plus excitants de Toronto. Cuisine chinoise, gril au charbon de bois, ambiance Kensington Market.

Au bout d’un couloir tranquille sur Kensington Avenue, derrière une rangée d’étals de marché, une porte s’ouvre sur l’une des salles les plus électrisantes de Toronto. Sunny’s Chinese n’était pas censé devenir un restaurant. Tout a commencé comme un pop-up en période de pandémie, sorti de la cuisine arrière de Mimi Chinese, discret pendant quelques mois, avant de devenir tranquillement l’adresse qui définit ce que David Schwartz et son équipe peuvent accomplir quand rien n’est figé.

Né dans le dos de Mimi

Le plan de départ était simple. Mimi Chinese était prêt à ouvrir au printemps 2020, mais la ville en a décidé autrement, et David et son chef exécutif Braden Chong — à qui revient aussi le crédit d’avoir donné son nom à Sunny’s — avaient besoin de travail. Ils ont lancé un pop-up depuis la cuisine arrière de Mimi. Pour protéger la marque Mimi des aléas opérationnels d’un lancement délicat, ils ont donné au pop-up un nom distinct. C’était, dans les mots de David, censé être une solution temporaire.

Quelques mois plus tard, l’associé de David, Brandon Marek, l’a appelé avec une proposition. Sunny’s, argumentait Brandon, ne devrait pas rester replié dans Mimi. Il devrait devenir son propre restaurant, avec sa propre identité, dans son propre espace. La première réaction de David fut non. Après quelques jours de réflexion, il a réalisé que Brandon avait raison : toutes les idées qui ne cadraient pas tout à fait chez Mimi pourraient s’épanouir chez Sunny’s. Sans Sunny’s, Mimi aurait été un restaurant plus confus. Avec lui, les deux espaces sont devenus ce qu’ils étaient toujours censés être.

Un nom venu d’un gérant de Chinatown

Le nom n’a pas de grande histoire d’origine, et David est le premier à le dire. Avant d’ouvrir leurs propres adresses, David et Brayden finissaient souvent leurs services à Chinatown, à manger dans un restaurant où un gérant prénommé Sonny prenait soin d’eux. Il leur plaisait. Quand le pop-up a eu besoin d’un nom, ils l’ont nommé d’après lui. Le vrai Sonny, note David avec une légèreté désarmante, ne sait pas qu’un restaurant entier porte une version de son prénom.

Le couloir qui cache l’énergie

Le chemin vers la salle fait partie de l’expérience. On traverse un couloir si calme que les nouveaux venus se demandent s’ils sont au bon endroit. Puis la porte s’ouvre, et la salle vous percute. Le design s’inspire des cha chaan tengs de Hong Kong et des étals dai pai dong de Chine continentale. La cuisine est ouverte et ne s’arrête jamais. Un gril au charbon de bois tourne à pleine vue de la salle. L’éclairage est intentionnellement vif, la musique est funky, et l’ambiance oscille entre célébration et rituel de semaine.

La signature du bar, c’est le Gunpowder Slap, et il vous dit exactement dans quel type de salle vous vous trouvez. Le rituel se déroule en trois shots pris en séquence : une bière, un baijiu (alcool de grain chinois), puis un cocktail, dans cet ordre. Quand une table commande le tour, on devine qu’elle fête quelque chose. Quand plusieurs tables le commandent en même temps, le volume dans la salle commence à prendre tout son sens. Le programme de cocktails évolue selon les saisons, et la carte des vins, élaborée par Jeffrey Fleming pour le groupe, est plus réfléchie que ce que la plupart des salles de cette énergie daignent proposer.

Les incontournables du menu

Le menu tourne autour de quelques essentiels. Le bœuf mari-et-femme (husband-and-wife beef), les nouilles silver needle et une pièce rotative sortie du gril au charbon de bois constituent l’épine dorsale. Un plat de légumes de saison suit ce que les fermes envoient — la cuisine mise fort sur les produits locaux. Presque toutes les tables terminent avec le toast de Hong Kong (incroyable !) et le soft serve de saison. Sunny’s propose également son propre menu Chef’s Choice à environ 75 $ par personne, conçu moins comme une visite guidée que comme une soupape créative pour la cuisine.

Le verdict

Sunny’s est la preuve qu’un restaurant né de biais peut survivre au plan dans lequel il était censé grandir. La salle a la précision de gens qui savent désormais exactement ce qu’ils font. Venez pour un bol de nouilles et une bière au comptoir du chef, ou pour une grande tablée et une rangée de Gunpowder Slaps. Dans les deux cas, vous repartez en vous demandant quand vous pourrez revenir.


Photographié par Daniel Neuhaus / Gabriel Li / Ryan Nangreaves / Scott Usheroff





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