La Bête à pain : une succursale s’ajoute sur Chabanel

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Chez La Bête à pain, on a nos habitudes. On aime la première succursale, sur Fleury, pour son odeur de pain chaud dès le trottoir, celle de Laval pour sa grande salle où l’on s’attarde le midi, celle de Griffintown pour son café du matin. Chaque adresse a sa personnalité, son rythme, ses fidèles — et c’est précisément ce qu’on aime de cette maison. 

« Chaque Bête à Pain s’adapte toujours à sa clientèle », confirme Annick Dufresne, copropriétaire avec Marc-André Royal et Chantal Gervais. C’est peut-être ce qui rend la marque aussi attachante : elle refuse de se dupliquer. Le jambon-beurre — gruyère, cornichons, dijon — reste au menu d’une adresse à l’autre (trop iconique pour ne pas y être!), mais tout le reste se réinvente selon le quartier, la clientèle, les saisons. La Bête à pain Chabanel, elle, arrive dans Chabanel avec son propre tempérament : petite boutique à l’avant, vaste atelier de production à l’arrière, qui permettra de fournir la demande aux entreprises (enfin!). Pas une course à l’expansion, donc, mais le désir de mieux répondre à celles et ceux qui frappent à leur porte depuis longtemps, les entreprises comme les particuliers!

Côté menu, on retrouve chez La Bête à pain Chabanel les piliers qu’on ne veut plus quitter, et quelques nouveautés taillées pour l’adresse : un hot-dog alsacien à la rémoulade, une mortadelle au citron et huile d’olive, un burger au saumon au fenouil mariné. Côté chaud, des boulettes de veau à la polenta, un fish and chips à la sauce gribiche. L’été poussera vers les salades — tataki de thon albacore, burrata et tomates — et les vitrines alignent croissants, chocolatines, croissant aux amandes, muffins et scones. Pour emporter, une sélection pointue en importation privée, montée depuis vingt ans par Chantal Gervais, sommelière de la maison, avec une belle section sans alcool pour accompagner le quotidien.

Comme à l’habitude, La Bête à pain Chabanel reste le genre d’adresse qu’on aime visiter peu importe l’occasion. Café solo avant le travail tôt le matin, brunch entre amis le week-end, emplettes en amoureux pour choisir son pain de la semaine… Tous les moments sont bons pour passer faire un tour.

Et puis il y a l’équipe, qu’Annick tient absolument à nommer, parce qu’elle est au cœur du succès de leurs adresses. Le chef boulanger Steven Bengoa, « un top boulanger », comme Annick le décrit, qui supervise désormais les locaux de Fleury et Chabanel. La gérante Mélanie Breton, complice depuis quinze ans. Le chef Romain Pirat en cuisine. « Nous trois, on bâtit Bête à Pain, mais c’est eux qui le roulent après », insiste-t-elle. Même fidélité du côté des fournisseurs : la ferme d’à côté, dont La Bête à pain rafle chaque année l’essentiel de la production depuis huit ans. Ici comme pour leurs autres emplacements, l’approvisionnement local trône.

On aime La Bête à pain depuis longtemps, pour ses pains, pour ses sandwichs, pour cette manière de faire qu’on reconnaît au premier coup d’œil. Cette nouvelle venue ne déroge pas à la règle : même âme, nouveau tempérament. Et dès aujourd’hui, on a une Bête à pain de plus à aimer.


Photographié par Alison Slattery





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