Linny’s : un steakhouse incroyable sur Ossington Avenue à Toronto
Linny’s
- Réserver
-
176 Ossington Avenue Toronto M6J 2Z7
+1 647-390-1836 -
Lundi: Fermé
Mardi: 5:00 PM – 10:00 PM
Mercredi: 5:00 PM – 10:00 PM
Jeudi: 5:00 PM – 10:00 PM
Vendredi: 5:00 PM – 10:30 PM
Samedi: 5:00 PM – 10:30 PM
Dimanche: 5:00 PM – 10:00 PM
-
- Restaurant
Linny’s, sur Ossington Avenue à Toronto, est le quatrième restaurant du groupe Big Hug Hospitality — et le plus personnel. Un steakhouse ancré dans la tradition du deli juif, où tout est fait maison : pastrami fumé, pain quotidien, poisson fumé sur place, saucisses et salamis façonnés à la main.
Sur Ossington Avenue, le quatrième restaurant de Big Hug Hospitality est le plus intime du groupe. Linny’s porte le nom de Linda, la défunte mère de David Schwartz, et la salle se lit comme une lettre d’amour à deux cultures culinaires que David a toujours pensé inséparables : le deli juif et le steakhouse.
Pourquoi un deli a sa place à côté d’un steakhouse
David a grandi en aimant à parts à peu près égales la cuisine chinoise, la cuisine de deli et le steakhouse. Le deli et le steakhouse, dans sa version des faits, ont toujours eu quelque chose de cousins. Tous deux sont construits autour de la qualité de la viande. Tous deux s’appuient discrètement sur leurs accompagnements pour faire chanter le repas. Les combiner en un seul restaurant était la partie facile du brief. Lui donner le nom de sa mère le rendait inévitable.
Les deux traditions partagent plus que la viande. Elles partagent une façon de cuisiner. Linny’s a pris le chemin le plus long délibérément, et le menu le montre. La cuisine met en lumière les éleveurs canadiens à travers son programme de bœuf, en allant délibérément au-delà des coupes nobles. Un cou d’agneau rôti côtoie les steaks. Un schnitzel de tripes figure au menu sans s’en excuser. Le pastrami porte le même poids — en prix et en prestige — qu’une côte de bœuf.
Le restaurant travaille avec le co-chef Ethan Rogers aux côtés de David. Ensemble, ils ont bâti une cuisine qui fait tout elle-même : cornichons fermentés sur place, pain et babka cuits chaque jour, poisson affiné et fumé en maison, saucisses et salamis façonnés à la main, knishes roulés à la main, pâtes faites de zéro. Le pastrami repose en saumure pendant plusieurs jours, puis passe douze heures au fumoir. Le résultat est le genre de menu où chaque ligne a été gagnée quelque part en amont.
Bien plus que de la viande
Pour un restaurant à l’épine dorsale de steakhouse, Linny’s apporte un soin inhabituel à ses légumes et ses fruits de mer. La cuisine travaille avec des fermes locales, et un convive qui souhaite éviter le centre du menu ne se sentira pas lésé. Les mêmes mains qui affinent le poisson, saumurent le pastrami et rôtissent le cou d’agneau s’occupent aussi des légumes, avec le même temps et la même attention que le programme de bœuf.
Mi-siècle moderne, construit comme si c’était hier
La salle a été conçue par Jack Lipson d’Ipso Studio. L’esthétique penche résolument vers le mid-century modern, mais l’intention n’est pas la nostalgie. Le brief était de créer une salle qui aurait aussi bien pu être construite hier qu’il y a soixante-dix ans. Le résultat est un espace qui tient le coup sans chercher à ressembler à une pièce d’époque, et qui convient parfaitement à la façon dont la cuisine cuisine.
Le service chez Linny’s est dirigé par Anthony Young, directeur des opérations du groupe, et Chanelle Amey, directrice générale. Le fil conducteur qui traverse chaque adresse Big Hug est à son plus poli ici : chaleureux, précis, jamais pesant. Pas d’upselling, pas de chorégraphie que le client peut repérer de l’autre côté de la salle. Le travail, c’est de mettre la table à l’aise.
Jeffrey Fleming, directeur des vins du groupe, compose la carte. La sélection est pensée pour un steakhouse sans tomber dans les clichés de liste de cases à cocher. Le menu de cocktails est court et confiant, conçu pour partager la table avec la nourriture plutôt que de lui faire concurrence.
Le verdict
Interrogé sur ce dont il est le plus fier chez Linny’s — comme chez Mimi et Sunny’s — David pointe vers l’équipe et la culture à l’intérieur de la cuisine et de la salle. C’est cette culture interne que les clients ressentent sans pouvoir la nommer : le sentiment que la salle tourne parce que les gens qui s’y trouvent ont envie d’y être.
Écrit par Jean-Philippe Tastet
Photographié par Daniel Neuhaus