Mimi Chinese : l’un de nos restaurants chinois préférés à Toronto

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Mimi Chinese, sur Davenport Road à Toronto, a rouvert en 2026 avec une salle plus lumineuse et une lecture encore plus affûtée de la cuisine chinoise régionale. L’une des meilleures tables de Yorkville.

Mimi Chinese existe depuis les premières années de la pandémie, mais le restaurant qui a rouvert cet hiver n’est pas tout à fait le même. La salle est plus lumineuse, le menu a gagné une section grill. David Schwartz, le copropriétaire derrière Big Hug Hospitality avec Brandon Marek, appelle ça l’année où Mimi est enfin devenu ce qu’il avait toujours voulu être.

L’histoire de Mimi, c’est aussi l’histoire de comment ce raestaurant a failli ne jamais ouvrir. En effet, le plan initial prévoyait l’ouverture de Mimi au printemps 2020. La pandémie a tout repoussé vers le fond du bâtiment. David et son chef exécutif Braden Chong ont lancé un pop-up depuis la cuisine arrière, lui ont donné un nom distinct pour protéger la marque qu’ils avaient mis des années à préparer, et ont accidentellement créé un deuxième restaurant : Sunny’s, qui ancre encore aujourd’hui Kensington Market. Sans cette soupape de décompression, admet David, Mimi aurait essayé d’être tout à la fois. Sunny’s absorbant les idées les plus énergiques et les plus bruyantes, Mimi a pu se recentrer sur un brief plus clair : une cuisine chinoise régionale avec une solide épine dorsale cantonaise.

Une épine dorsale cantonaise, et une vraie

La cuisine repose sur deux parcours qui se rejoignent par conception. Braden Chong, Canadien cantonais de troisième génération, supervise à la fois Mimi et Sunny’s en tant que chef exécutif. Yi Yang, chef de cuisine chez Mimi, a grandi dans le Guangdong. Il n’y a aucune imitation dans cette cuisine : les plats à table sont le prolongement d’une tradition que les gens qui les cuisinent ont réellement vécue. Cette clarté se ressent partout : dans les classiques qui ne quittent jamais le menu (le concombre écrasé, le toast aux crevettes, les rouleaux de riz sautés), et dans les plats que l’équipe prépare de zéro avec une fierté visible, comme le tatsu.

La mise à jour qui a tout éclairci

Plus tôt en 2026, l’équipe a apporté un changement délibéré. L’espace s’est illuminé, l’ambiance s’est adoucie, et un nouveau programme de gril au charbon de bois s’est glissé dans le menu. Le gril est l’ajout le plus visible : du bœuf canadien cuit au feu, servi avec des sauces et des sels chinois. Ce n’est pas un gadget fusion. C’est un instinct de steakhouse, passé par une cuisine cantonaise, dressé avec la même retenue que le reste du menu. L’intérieur a été réinventé par Jack Lipson d’Ipso Studio — le même designer derrière Linny’s —, qui a aidé à faire basculer la salle d’une ambiance exclusivement nocturne vers quelque chose qui fonctionne aussi bien un mardi à dix-huit heures qu’un samedi à vingt et une heures.

Le Chef’s Choice qui mérite sa place

Pour les nouveaux clients, la décision la plus simple est le Chef’s Choice. À 99 $ par personne, ce n’est pas un menu dégustation, mais une traversée guidée de la carte régulière. On mange ce qui est le meilleur du jour, dans l’ordre que la cuisine juge le plus juste, et on repart avec une vraie compréhension de pourquoi c’est l’un des meilleurs restaurants de Toronto.

Le vin avec la cuisine chinoise, bien fait

Geoffrey Fleming, directeur des vins pour le groupe, compose la carte chez Mimi — et gère également Sunny’s et Linny’s. Mimi est l’un des rares restaurants chinois de Toronto qui prend le vin au sérieux, et les accords récompensent l’effort. Le programme de cocktails évolue en continu en symbiose avec la cuisine, si bien qu’il y a presque toujours quelque chose au bar qui n’existait pas un mois auparavant.

Le service chez Mimi est dirigé par Anthony Young, directeur des opérations du groupe. Le fil conducteur qui traverse chaque adresse Big Hug est le plus visible ici : chaleureux, attentionné, précis, sans jamais basculer dans l’upselling ou le théâtre. L’équipe est recrutée d’abord pour sa personnalité, et la salle en bénéficie.

Le verdict

La version 2026 de Mimi Chinese est la plus cohérente qu’elle ait jamais été. Si vous y êtes allés en 2022 et que vous en êtes repartis impressionnés, revenez. Si vous n’y avez jamais mis les pieds, le Chef’s Choice est la réponse.


Photographié par Daniel Neuhaus / Lauren Wesanko





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