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Cinq questions avec Laurent Duvernay-Tardif

Comme vous le savez sûrement déjà, Tastet s’intéresse à tout ce qui touche de près ou de loin à l’univers de la restauration. On adore découvrir les meilleures adresses où bien boire et bien manger. Tout le monde apprécie de bons produits servis dans un beau décor. Toutefois, ce qui nous procure le plus de plaisir dans la poursuite de notre mission, c’est d’aller à la rencontre des gens qui rendent possibles toutes ces expériences. Qu’il s’agisse de restaurateurs, de chefs, de personnalités connues ou de héros et héroïnes qui agissent dans l’ombre, ces belles rencontres suscitent chez nous un enthousiasme que l’on a toujours envie de partager avec vous. On vous invite donc à découvrir une personnalité coup de cœur de Tastet avec ces quelques questions-réponses ludiques.

C’est dans la boulangerie Le Pain dans les voiles, au coin des rues Drolet et de Castelnau, que l’on s’entretient avec le grand Laurent Duvernay-Tardif. Difficile de lui faire justice en quelques mots, mais voilà une personnalité qui nous rend fiers d’être Québécois. e. s. Que ce soit de jouer dans la NFL ou être sur la ligne de front de la Covid-19, sa liste d’accomplissements semble toujours s’allonger. Et comme si ce n’était pas assez, cette année, à défaut d’être sur le terrain, il met la main à la pâte dans la boulangerie familiale pour aider l’équipe à produire une pizza spécialement conçue pour le Super Bowl.

Inutile de vous dire que Laurent n’est pas bâti sur un frame de chat comme on dit en bon joual québécois. Étant un athlète professionnel, l’alimentation et la nourriture occupent naturellement une place importante dans son quotidien. En vérité, Laurent est peut-être un des plus grands foodies en ville. « La moitié des photos dans mon cell, c’est de la bouffe. Check… bouffe, bouffe, bouffe ! C’est fou ! Ça me définit. Mais à 320 livres, la bouffe ça te définit. », dit-il en riant.

Qu’est-ce que tu as mangé pour déjeuner ?

LDT: « Tellement à mon image, ce matin j’ai mangé un sandwich aux tomates. Le sandwich aux tomates, c’est comme mon truc rapide de réconfort ultime. Pour un bon sandwich aux tomates, il te faut des bonnes tomates (un must) et du bon pain, mais on est bien servi avec la boulangerie, mayo, fromage cheddar, pesto Le Grand avec un œuf brouillé. Et si tu feel funky, tu peux mettre un peu de tabasco, mais pas trop. Ça, c’est mon sandwich déjeuner ».

 Est-ce que tu aimes cuisiner ?

LDT: « J’adore cuisiner, mais j’te dirais que la pandémie m’a fait réaliser que je n’avais pas des recettes en quantité illimitée, mais j’aime ça mixer les saveurs, travailler avec des produits locaux, aller au Marché Jean-Talon et faire le plein de légumes différents puis essayer de les apprêter. Dernièrement, je suis parti sur le chou chinois que j’interprète à toutes les sauces. La pandémie nous fait réaliser qu’il y a plein de set de saveurs qu’on n’est pas habitués de cuisiner, et quand les restaurants ont fermé, on a essayé de s’approprier ces saveurs. Même si c’est pas tout le temps génial, c’est le fun».

Quel est ton take-out coup de cœur ?

LDT: « En fait, je suis pas un gros amateur de take-out, mais ces temps-ci, ma copine et moi, on essaie de supporter les restos de quartier. Pas loin de chez nous, il y a le qui fait de la bonne bouffe asiatique avec une petite twist à eux, ce qui fait en sorte que leur soupe pho goûte complètement différente qu’une soupe pho d’ailleurs. Même chose pour les rouleaux de printemps. Bref, tout y est bon. On essaie aussi de plus en plus de marcher jusqu’aux restaurants ».

Qu’est-ce que tu as le plus cuisiné au cours de la dernière année ?

LDT: « En fait, au début j’étais très grillades, sautés, vu qu’avant c’était rare qu’on prenne vraiment le temps de cuisiner, mais maintenant qu’on prend le temps, on réalise qu’on ne peut pas cuisiner ça chaque jour. Maintenant, j’opte plus pour des grosses soupes minestrone. Ça l’air de rien, mais je mets des tortellinis avec des fèves. Alors là, tu te ramasses avec une recette qui t’hydrate, qui est remplie de légumes avec des carbs, des protéines, pas de viande. T’as comme tout ce qui est bon pour la santé dans un seul et même bol ».

Si tu étais chef, quelle sorte de restaurant ouvrirais-tu ?

LDT: « C’est pas tant le type de bouffe que l’atmosphère. Je voudrais rassembler les gens. Surtout en se moment, je voudrais offrir une expérience. T’as beau avoir la meilleure bouffe possible… les gens qui te la présentent, l’interaction que tu as avec les gens, ça contribue tellement à l’appréciation que tu as pour la bouffe. J’aurais quelque chose de convivial, de bon, de réconfortant, de frais, et ça, peu importe quel style de bouffe. Je pense aussi que c’est le fun parfois de mixer des trucs… Pied de Cochon le fait bien. Moi quand je pense au Pied de Cochon, je pense pas à la poutine au foie gras, boudin, etc., je pense plus à leur petit témaki avec le crabe des neiges qu’ils sont allés chercher eux-mêmes en Gaspésie avec les ceviches de pétoncles avec une bonne pièce de viande braisée. Ce mix là, autour d’une ambiance réconfortante, pour moi c’est la définition d’un bon repas ».

C’est déjà la fin de l’entrevue, et le voilà encore en train de feuilleter son camera roll pour nous faire voir des images gastronomiques. « Check ça ! Mes meilleurs souvenirs de vie c’est des soupers entre amis. Ça me manque ! La bouffe, c’est fait pour être partagée, pas pour manger tout seul » dit-il.

Questions en rafale

Sucré ou salé ? « Salé »

Beurre ou margarine ? « Beurre, beurre, beurre, beuuuurre ! »

Pain ou pâtes ? « Pain. Non, des pâtes. Non, non, du pain »

Fruits ou légumes ? « Légumes »

Bière ou vin ? « Vin »

Viande ou poisson ? « Viande »

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