Les meilleures terrasses de Toronto
Toronto attend ce moment toute l’année. On passe des mois emmitouflés contre le vent du lac, à regarder les terrasses dormir sous les bâches et la neige, puis un jeudi doux de mai (ou presque) la ville entière semble expirer et sortir dehors d’un seul élan. Ici, une terrasse n’est jamais juste quelques tables au soleil. C’est ce qui rend le long hiver supportable, l’endroit où un verre vite pris se transforme en trois heures, où l’on salue une connaissance deux tables plus loin, où le souper s’étire jusqu’à ce que les guirlandes s’allument et que personne ne soit pressé de partir.
Les meilleures réussissent ce qu’une salle à manger ne pourra jamais. Elles empruntent un saule, une ruelle, une vue sur les gratte-ciels, un bout de trottoir taillé pour regarder le quartier défiler, et elles intègrent tout ça au repas. Certaines sont faites pour s’attarder devant un vin nature et une planche de charcuterie. D’autres vous veulent coude à coude autour d’une pizza et d’un spritz format géant, ou en train d’ouvrir des huîtres quatorze étages au-dessus de King West. Leur point commun : un sentiment d’occasion qui ne coûte rien de plus et qu’on ne s’offre que quelques mois précieux par année.
On est donc parti à la recherche des terrasses qu’on enverrait vraiment à un ami, 21 en tout : les cours cachées derrière des portes anonymes, les terrasses qui valent qu’on traverse la ville, les perchoirs de trottoir qui transforment un mardi en quelque chose. Quelques-unes viennent d’ouvrir, deux ou trois remplissent leurs tables depuis les années 80, et une ou deux sont la terrasse, point final, avec une cuisine pensée autour des places extérieures.
Avant la liste, on lève notre verre à celles qui ont frôlé la sélection : Pennies, championne des sliders et des verres pas chers; Man of Kent, le vrai pub britannique d’Ossington; Paupers et son toit-terrasse tranquille de l’Annex; Poet bar, pizza au feu de bois et guirlandes lumineuses sur Queen West; Trattoria Nervosa, la petite maison jaune qui règne sur le people-watching de Yorkville depuis des décennies; Paris Paris, le bar à vin bohème de Dundas West; et Allen’s, dont la cour ombragée par un saule reste la référence sur la Danforth.
Bar Eugenie
L’ancien espace du Harbord Room connaît une nouvelle vie, tout comme sa cour arrière jadis célèbre. Trois anciens du Alo Food Group, la cheffe Rebekah Bruce, le directeur Ronnie Fishman et le barman Lee Bonds, ont repris ce lieu étroit et légendaire pour lui offrir un rafraîchissement vert menthe tout en douceur, avant de presque le doubler avec une terrasse arrière de 35 places, sans réservation, étonnamment intime pour un pâté de maisons du centre-ville. Le nom rend hommage à Eugénie Brazier, la cheffe française qui a déjà détenu six étoiles Michelin, mais la cuisine appartient à Bruce : une série tournante de petites assiettes bâties sur les fermes de l’Ontario, traversées par ses racines philippines, avec des pains irrésistibles sortis du four à bois. Commandez le kinilaw de pétoncles, puis le milk punch à l’ube, et installez-vous.
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Manita Ossington
Manita, c’est l’adresse de quartier qu’on rêverait d’avoir au coin de sa rue, et elle occupe maintenant deux coins. L’originale, sur Ossington, fonctionne toute la journée en café, épicerie et bar avec une certaine langueur Vieux Continent : on y sirote un cappuccino une heure durant sur la terrasse de trottoir, rue Rolyat. La petite sœur de Rosedale a investi le très aimé ancien Rosedale Diner, sur deux étages, et sa terrasse fermée a le calme d’un jardin privé en pleine ville. D’un côté comme de l’autre, on mange le même menu décontracté : assiettes méditerranéennes à partager, un steak-frites, et l’un des meilleurs burgers en ville.
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ONE Restaurant
Si vous voulez être vu, c’est la terrasse. Le restaurant de Mark McEwan, à l’intérieur du Hazelton Hotel, trône à l’angle de Yorkville et de Hazelton, et sa terrasse enveloppante, bordée d’arbres et éclairée à la chandelle, offre la première rangée sur le défilé de luxe et de célébrités flâneuses de Yorkville. La salle signée Yabu Pushelberg, à l’arrière, joue les textures riches et la lumière tamisée, mais l’été, l’action se passe devant. Venez pour un brunch tranquille de fin de semaine ou un verre de quelque chose de frais sous les arbres, et laissez le people-watching faire le reste.
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Brasserie Côte
Teo Paul et Eamon O’Dea tiennent deux salles françaises aux terrasses très différentes. Côte de Boeuf, sur Ossington, c’est le bistro-boucher exigu et adoré, avec une poignée d’adorables tables de trottoir pour lesquelles on patiente volontiers des heures, entre steak-frites, tartare au couteau et terrines maison. Sa nouvelle petite sœur de l’Annex, Brasserie Côte, donne enfin de l’air au concept : une salle Paris années 1920 avec bar en zinc et miroirs cintrés, et une vaste terrasse de coin de rue à l’angle de Bloor et Brunswick qui ramène une vraie culture de terrasse dans le secteur. Le chef Damien Cochez chapeaute les deux cuisines, et la Brasserie ouvre aussi pour le déjeuner. Niché derrière le Fat Pasha d’Anthony Rose, Schmaltz est une épicerie juive d’appetizing à l’ancienne, dans la tradition du Russ & Daughters de New York : poisson fumé, schmears et tout ce qui se sale et se fume maison, surtout pensé pour emporter. Mais la petite terrasse arrière, c’est le bon plan par un matin doux, un perchoir feuillu et sans flafla où s’asseoir avec un sandwich bagel de la taille de votre avant-bras. Prenez le Maven, saumon fumé et fromage à la crème avec oignon et câpres, ou le Chub Chub au fromage à la crème et à l’aneth, avec un café. C’est humble, c’est généreux, et c’est précisément la bouchée extérieure décontractée qui manquait à cette liste.
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Schmaltz Appetizing
Niché derrière le Fat Pasha d’Anthony Rose, Schmaltz est une épicerie juive d’appetizing à l’ancienne, dans la tradition du Russ & Daughters de New York : poisson fumé, schmears et tout ce qui se sale et se fume maison, surtout pensé pour emporter. Mais la petite terrasse arrière, c’est le bon plan par un matin doux, un perchoir feuillu et sans flafla où s’asseoir avec un sandwich bagel de la taille de votre avant-bras. Prenez le Maven, saumon fumé et fromage à la crème avec oignon et câpres, ou le Chub Chub au fromage à la crème et à l’aneth, avec un café. C’est humble, c’est généreux, et c’est précisément la bouchée extérieure décontractée qui manquait à cette liste.
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Bar Koukla
L’empire grec de Thanos Tripi se fait face d’un côté à l’autre de la rue, et les deux côtés débordent dehors. Mamakas, c’est la taverne moderne phare qui a mis la cuisine de la mer Égée sur la carte d’Ossington. Bar Koukla, juste en face, s’inspire des snack-bars athéniens : une salle ensoleillée habillée de terrazzo avec une petite terrasse, une longue carte de vins grecs nature et bios, et des mezze qui défilent à toute vitesse. Commandez les côtes d’agneau marquées au grill et une tarte phyllo chaude farcie à la feta, garnie de sésame noir et de grenade, et vous ne pourrez plus vous arrêter d’en commander.
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Bar Raval
Il n’existe rien de comparable à la salle du Bar Raval, un cocon tout en courbes d’acajou sud-africain sculpté à la main, comme sorti d’un rêve de Gaudí, et par temps chaud, les portes grandes ouvertes brouillent la frontière entre dedans et dehors. Le bar à pintxos façon Barcelone de Grant van Gameren se vit surtout debout, avec deux espaces de terrasse et un bar à huîtres qui profite pleinement de l’été torontois. Picorez des croquetas au jamón, des patatas bravas et des conserves de la mer, sirotez un sherry cobbler, et restez aussi longtemps que vous voulez : la cuisine tourne du matin jusqu’à très tard.
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Sunnys Chinese
Trouvez la porte au bout d’un couloir qui ressemble presque à un cul-de-sac, traversez la salle bourdonnante, et vous débouchez sur l’une des cours cachées les plus charmantes de la ville, l’ancienne terrasse arrière du Cold Tea renée sous les guirlandes lumineuses. L’équipe de Big Hug, menée par David Schwartz, fait de Sunny’s une ode énergique à la cuisine chinoise régionale, du Sichuan à Hong Kong, et la terrasse vit sa propre vie joyeuse : aucune réservation, des slushs au baïjiu, un barbecue au grill konro à l’occasion et un flot continu de disco. Aspirez les nouilles silver-needle, prenez le poulet grillé saupoudré de cumin, et ne passez pas à côté du pain doré au sésame noir.
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Dotty's
Pas d’enseigne en façade, juste une longue salle minimaliste à l’angle de Dupont et Franklin, signée Jay Carter et Susan Beckett, le duo derrière le regretté Dandylion. La terrasse de trottoir qui longe Franklin Avenue double presque la superficie du lieu, et elle épouse toute la proposition discrète : un diner de quartier croisé avec un bar à vin, sans réservation, où un grill binchotan envoie sans bruit un menu court de comfort food peaufiné. Le Caesar est fait dans les règles, le cheeseburger est un habitué pour de bonnes raisons, et le crudo dépasse largement son prix.
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Prime Seafood Palace
Un avertissement honnête : ici, c’est plus l’arrivée que la grandeur de la terrasse qui compte. Le temple du steak et des fruits de mer de Matty Matheson, une cathédrale de bois aux arches d’érable canadien dessinée par l’architecte Omar Gandhi, vous attire depuis Queen par une cour d’entrée paisible, parfumée au barbecue et empilée de bois de chauffage, et cet espace extérieur feutré fait partie de la mise en scène. À l’intérieur vous attend l’une des cuisines les plus réfléchies de la ville, des dumplings au homard de Terre-Neuve et à la ricotta jusqu’à une longe avec os vieillie à sec, en bonne partie issue de la ferme de Matheson, à Fort Erie. Allez-y pour la salle et le rituel, et entrez par la cour un soir doux.
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Bernhardt's
Du gang de Dreyfus et de Joe Beef, Zach Kolomeir et Carmelina Imola, vient la rôtisserie de quartier que tout le monde appelle Bernie’s, et sa terrasse avant illuminée de guirlandes est faite pour plonger les doigts dans une volaille dorée. La cuisine reste simple et de saison : poulet rôti à la peau croustillante, distribution tournante de légumes de l’Ontario, et une carte de vins à faible intervention qui aurait sa place sur une terrasse de Calabre, le tout servi dans la belle vaisselle de votre grand-mère. C’est la terrasse où l’on s’installe pour un verre de vin qui se transforme en souper.
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The Old York Tavern
Adresse de coin de rue cinquantenaire devenue taverne à vin de quartier, l’Old York se tient juste en retrait de l’effervescence de King West, avec une terrasse de trottoir un brin éloignée du tumulte, toute en guirlandes lumineuses et chaises orange vif. Le menu, mené par le chef, penche vers le bistro américain à accent français : tartine de saumon fumé sur levain de la Lev Bakery, poulpe grillé et fregula, et un burger signature qui assume pleinement le mariage du bœuf et de l’oignon. Le brunch accepte les réservations, une rareté bonne à savoir, et le Caesar sort du lot.
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Evangeline
Pour une terrasse en altitude, prenez l’ascenseur jusqu’au sommet du Ace Hotel et débouchez sur la terrasse enveloppante d’Evangeline, quatorze étages plus haut, orientée sud et ouest vers les gratte-ciels et le coucher de soleil. Le lounge intérieur douillet a des airs de salon de luxe encadré de foyers, mais c’est la terrasse chauffée, suspendue au-dessus du St. Andrew’s Playground, qui attire. Patrick Kriss conseille un menu d’apéro dînatoire en petites assiettes, huîtres de la côte Est et crème de yuzu, tostada de thon, sliders, et la carte du bar est vraiment solide. Pas de réservation pour les places générales : arrivez tôt et laissez la soirée se dérouler.
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El Rey Mezcal Bar
Le bar à mezcal de Grant van Gameren tient un coin du Marché avec une terrasse longue et large qui s’étire de Dundas West jusque sur Kensington Avenue, un emplacement de choix pour regarder le quartier flâner. Le saloon rustique de 30 places, à l’intérieur, joue la brique brute, la terre cuite et les cactus, mais ce sont les places extérieures, gardées au chaud par des chaufferettes jusque tard dans l’arrière-saison, qui font envie. Commandez une dégustation tirée de l’une des meilleures cartes de mezcal en ville, quelques margaritas, le guacamole au pesto de noix de cajou et une assiette de tacos al pastor, et laissez le R&B porter la soirée.
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Danny's Pizza Tavern
Danny Barna et Anna Hopkins ont conçu le Danny’s Pizza Tavern comme une lettre d’amour aux pizzérias américaines à l’ancienne, et la terrasse avant, c’est l’été en ville à l’état pur. La signature, c’est la tavern pie, fine et croustillante, coupée en petits carrés, et les breuvages jouent la carte ludique : une carte de vins nature réfléchie, montée par Hopkins, des cocktails classiques, et un spritz Aperol servi dans un verre à peu près de la taille d’un petit aquarium. La salle est un joyeux fouillis de bric-à-brac de vente-débarras et de photos de famille, la terrasse n’a fait que grandir avec l’ajout du Danny’s Next Door, et l’ensemble donne l’impression d’un souper entre amis où l’on a eu la chance d’être invité.
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Alobar Yorkville
Lové le long d’un passage tranquille en retrait de Cumberland, Alobar se présente d’abord comme un bar à cocktails, mais c’est un véritable restaurant à la carte signé Patrick Kriss, le chef du Alo, et sa terrasse en cour intérieure est l’un des refuges estivaux les plus calmes de Yorkville, avec ce sentiment d’être tombé sur une trouvaille bien gardée au cœur d’un quartier clinquant. La cuisine marie la technique française à des produits internationaux et à un grill au charbon de bois : hamachi enroulé dans de fines tranches de jambon ibérique, côtelettes de premier choix, et un verre à cocktail rempli d’un foie gras fouetté et onctueux, parsemé de cerises confites. La carte des vins est sérieuse, les cocktails sont précis, et la cour donne à tout ça des airs de secret.
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Chantecler
Chantecler a eu plusieurs vies : favori de Parkdale ouvert en 2012, un incendie en 2019, un pop-up entre les deux, et maintenant un deuxième acte plus grand sur Bloorcourt, enfin doté de la terrasse qu’il méritait depuis toujours. Le bistro français de Jacob Wharton-Shukster fait face au Christie Pits, et sa vaste terrasse tournée vers le parc est faite pour les après-midi qui s’étirent et les longs soupers sous les arbres. La cuisine applique la technique française à des produits canadiens, sans austérité : le tartare de bœuf coupé au couteau que les habitués ont suivi d’un bout à l’autre de la ville, un canard servi en deux façons, et une brioche à tête glacée au miel de romarin et coiffée de beurre fouetté. Installez-vous avec un verre et regardez le parc défiler.
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Donna’s
La terrasse de Donna’s est petite et ensoleillée, de celles où l’on reste plus longtemps que prévu. La salle qui la prolonge joue le vintage un brin kitsch, chaque plat arrivant sur une porcelaine ancienne différente, et ce charme tranquille se poursuit dehors. C’est une adresse ouverte toute la journée : on y atterrit pour un sandwich déjeuner, on y dérive un après-midi entre sandwichs et salades, un verre de vin nature à la main, ou on y vient souper, quand la cuisine bascule vers des assiettes de saison à partager, façon familiale, et que les chefs copropriétaires envoient ce qu’il y a de meilleur cette semaine-là. Amenez le chien, commandez un deuxième verre, et laissez la soirée prendre son temps.
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Jamil's Chaat House
Jamil’s vient d’ouvrir sa terrasse, et elle est vite devenue la raison de planifier sa visite par un soir doux. Peinte bleu poudre et nichée dans une cour entre les immeubles, elle a des airs de haveli, cette architecture à cour centrale pensée pour le rassemblement, et elle double presque la taille du restaurant. Le tandoor y vit aussi, alors l’odeur des grillades vous trouve dès que vous vous assoyez. Jalil Bokhari et Emma Tanaka ont fait vivre Jamil’s en pop-up pendant des années avant de se poser sur Queen West, et le menu reste court et réfléchi. Commencez par le dahi puri, ces coques de semoule croustillantes remplies de yogourt et de chutney, et parcourez le chaat avec un verre de vin nature ou une margarita au tamarin.
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Maven Toronto
Maven, c’est la lettre d’amour de la cheffe Shauna Godfrey à sa défunte Bubbe Rose, une salle chaleureuse bâtie autour d’une cuisine juive européenne contemporaine. L’adresse occupe un tronçon verdoyant de Harbord Village, l’un des recoins les plus charmants de la ville, où librairies et cafés donnent à la rue une atmosphère de quartier tranquille que le restaurant épouse. Quand la météo collabore, la terrasse s’ouvre sur tout ça, un coin paisible pour s’attarder sur des plats comme le schnitzel de poulet, le cholent au canard confit et la challah fraîchement cuite avec sa mousse de foie de volaille. Venez le ventre vide, commandez les carottes grillées et collantes et un martini au cornichon à l’aneth, et installez-vous dans une soirée qui a des airs de souper à la table familiale.
Toronto
Bar Pompette
Habitué de la liste des World’s 50 Best Bars, le Bar Pompette porte sa réputation avec légèreté, et nulle part autant que sur sa terrasse arrière feuillue. Cachée derrière la salle d’allure parisienne, elle invite à prendre son temps avec les cocktails de saison de Martine et Jonathan Bauer, dont le culte Cornichon martini, accompagnés de quelques petites assiettes à partager de la cheffe Martine. C’est sans réservation, alors le bon réflexe est d’arriver tôt et de laisser la soirée se dérouler. Quelques portes plus loin, le Bar Allegro, de la même équipe, vient d’ouvrir sa propre belle terrasse, un perchoir couvert et porté sur l’apéro, juste sur College, qui transforme ce tronçon en une soirée à deux escales toute simple.
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Paradise Grapevine
L’antenne de Geary du Paradise Grapevine est un chai urbain en activité doublé d’un bar à vin, et sa terrasse plaide fort en faveur d’un après-midi qui glisse vers la nuit. Les copropriétaires David Everitt et Christian Davis ont bâti l’endroit de leurs mains, entre ciment brut, carreaux posés à la main, barriques et fontaine de pierre, avec un conteneur maritime récupéré transformé en cabine de DJ, en phase avec le charme industriel et débrouillard de Geary. Installez-vous avec leurs propres vins à faible intervention et, du jeudi au dimanche, grignotez ce qui sort du grill au feu de bois. C’est sans réservation, alors attrapez une place et restez un moment. Leur bar d’origine, sur Bloor Street, a lui aussi une jolie terrasse, ouverte à l’année sous des vignes vieilles de plusieurs décennies.
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