Takja BBQ House : le barbecue coréen gastronomique sur College Street

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Takja signifie « table » en coréen, et c’est précisément autour de la table que tout se passe dans ce restaurant de College Street. Ouvert en avril 2024 par les chefs Edward Bang et Jeff Kang (Oroshi Fish Co.), aux côtés de Jason Ching, Takja est une réinterprétation gastronomique du barbecue coréen, façonnée par des années d’expérience en fine dining.

Les trois associés, tous originaires de Corée mais n’ayant jamais exploité professionnellement un restaurant coréen, ont trouvé leur inspiration lors d’un voyage à Los Angeles. « On est allés dans plein de restaurants de barbecue et de cuisine coréenne à LA, et on a réalisé qu’on n’avait pas vraiment quelque chose comme ça à Toronto, » se souvient Yuna Landau, qui a rejoint l’équipe en 2023. Le concept est né du désir de revisiter la tradition du hansang — la table coréenne généreuse où viandes vieillies à sec, banchan et ferments maison se partagent entre convives. « Quand on a un barbecue coréen sur la table, c’est une célébration du rassemblement, de l’amitié, de l’appartenance à une famille, » dit l’équipe.

Quoi manger

Le menu est centré sur le bœuf et le porc vieillis à sec — une rareté dans le barbecue coréen. « Nous avons été les premiers en ville à utiliser le bœuf et le porc vieillis à sec comme axe principal, » souligne Bang. Au cœur de l’offre : le Han Sang, un menu signature qui s’ouvre sur le neng che (salade de fruits de mer avec caviar) et une galette de fruits de mer, suivi de quatre coupes sélectionnées par le chef et grillées à la table par le personnel — copa vieillie à sec, wagyu Tajima, wagyu A5 Miyazaki et galbi mariné. Tout est accompagné de banchan maison (kimchi fermenté, ssamjang préparé de zéro, cornichons de saison), de riz en pot de pierre et d’un bingsu en dessert.

« Jeff et moi, notre formation c’est la fine cuisine — on crée beaucoup de choses de A à Z, » explique Jeff Kang. « Il n’y a rien de fusion là-dedans. C’est plutôt très classique. »

Quoi boire

Chaque cocktail porte une touche coréenne : le Spicy Omija, préparé avec des baies aux cinq saveurs (sucré, salé, acide, amer et umami), et le Chosun Fashioned, un old fashioned revisité avec un punch coréen à la cannelle, aux dattes et au gingembre. La carte des vins, composée par Landau, a été pensée avec soin pour accompagner le barbecue — du pétillant au vin de macération en passant par le biodynamique. Pour le soju, Takja importe sa propre marque de Corée, le Golden Barley, introuvable ailleurs au Canada. Le restaurant propose également un makgeolli exclusif brassé par une microbrasserie privée torontoise : non filtré, non pasteurisé, avec plus d’acidité et de minéralité que tout ce qu’on trouve à la LCBO.

La salle

Conçue par Jeff Yao de Quintessential avec une contribution significative des propriétaires, la salle mêle minimalisme et touches coréennes traditionnelles. Des paravents ancestraux de la famille d’Edward ornent les murs. Des banquettes vert jade s’inspirent des couleurs dancheong que l’on retrouve sur les temples coréens. Dans le fond, un réfrigérateur de maturation baigné de lumière rouge met le processus en valeur. Au bar, un cabinet en nacre et des lunes jar traditionnelles complètent le décor.

Le service est personnel et attentionné — chaque serveur prend en charge une petite section et grille toutes les pièces pour vous, rendant l’expérience accessible même aux néophytes du barbecue coréen. « Pour les gens qui n’ont jamais fait de barbecue coréen, on cuisine tout pour eux, on installe tout pour eux, » dit Kang.


Photographié par Takja





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