Neotokyo Nakagin : la petite sœur izakaya de Neotokyo

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Plus de trois ans après le succès de Neotokyo Noodle Bar au centre-ville, le restaurateur Yann Levy (Biiru, Gokudo, Escondite) étend son univers rétro-futuriste japonais dans un tout autre quartier, et avec une tout autre proposition : Neotokyo Nakagin, sur St-Viateur Est. Ici, on quitte la rigueur du bol de ramen pour entrer dans le terrain de jeu plus libre de l’izakaya.

Le projet aurait dû voir le jour il y a près d’un an. « Je pensais que ça allait être un clé en main, on s’est ramassé à devoir tout refaire from scratch », raconte Yann. Ventilation, gaz, mise aux normes : le local, un ancien restaurant fermé, a demandé une rénovation complète. Ce projet (qu’on attendait impatiemment) est le fruit de beaucoup d’efforts… Et l’attente en aura valu la peine!

L’idée derrière Nakagin était simple : garder l’esprit cyberpunk du Neotokyo OG, mais l’orienter vers une expérience plus propice au partage, au saké et au vin. « Quand tu vas pour manger un ramen, tu vas pour manger un ramen, point final », résume-t-il, en parlant de ce qu’il voulait éviter cette fois-ci. Place donc à des plats partagés à la manière d’un izakaya, avec une carte qui mise sur la qualité : du sashimi sérieux, des bouteilles de saké et de vin soigneusement choisies, sans pour autant pousser les prix vers le haut. « Le but, c’est d’être abordable et décontracté », insiste-t-il. Le menu a été développé à l’interne, avec quelques plats signés par un chef ami du Rosela Sushi de New York. Une carte saisonnière et des spéciaux s’ajouteront au fil des prochaines semaines.

L’univers rétro-futuriste continue

Côté décor, on reste dans l’univers Neotokyo, mais en version plus posée : beaucoup de béton, du cuir vert en quantité, et une grande fenestration qui inonde la salle de lumière le jour. Le soir, la lumière se tamise et l’ambiance bascule vers quelque chose de plus cocon. « Ça fait moins street que le Neotokyo sur Viger, qui ressemble plus à une ruelle au Japon», précise Yann. Il a d’ailleurs signé lui-même tout le design, comme il le fait pour chacun de ses projets. La salle compte une quatre-vingtaine de places, et une terrasse couverte de 70 sièges ouvrira dans quelques semaines.

La passion japonaise de Yann n’est pas nouvelle : il voyage au Japon chaque année depuis 2012 (!) et Nakagin n’est qu’un chapitre d’un plus grand récit. Une fois le service du soir bien rodé, un menu du midi plus expéditif viendra s’ajouter, pensé pour la clientèle de bureau du coin, avec ramen, mazemen et bols de riz. Un mini-mart inspiré des konbini ouvrira dans le même espace à l’automne, un speakeasy sushi-saké-cocktails est prévu pour 2027, et un comptoir de gyozas suivra au centre-ville… Juste des bonnes nouvelles! Le Mile End est bien chanceux d’accueillir Nakagin. Bon appétit !


Photographié par Alison Slattery





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