Bistrot Boisselet : classiques français dans la Petite Italie
Bistrot Boisselet
- $$
- Réserver
-
7120 Boulevard Saint-Laurent Montréal H2S 3E2
+1 438-375-9430 -
Lundi: 6:00 PM – 12:00 AM
Mardi: 6:00 PM – 12:00 AM
Mercredi: 6:00 PM – 12:00 AM
Jeudi: 6:00 PM – 12:00 AM
Vendredi: 6:00 PM – 12:00 AM
Samedi: Fermé
Dimanche: Fermé
-
- Restaurant
Tout près du marché Jean-Talon, sur le boulevard Saint-Laurent, le Bistrot Boisselet s’est installé tout en discrétion depuis février dernier. Boisselet, c’est un clin d’œil à une parcelle du vigneron Thierry Hénault dans la Loire, visitée par Taylor et John, deux des propriétaires, alors que le projet prenait forme. Bistrot avec un T, d’ailleurs : un hommage assumé à la bistronomie française et au néo-bistrot parisien.
Derrière ce nouveau bistrot, on retrouve une équipe qui a fait ses classes dans certaines des meilleures adresses montréalaises. Taylor D’Ottavi cumule une quinzaine d’années dans la restauration montréalaise, passant notamment par la regrettée Maison Publique, Salle Climatisée, et Joe Beef. En cuisine, c’est le chef et copropriétaire Darcy Gervais-Wood qui mène la barque, fort d’un parcours impressionnant entre Montréal et la France : du Septime et du Clamato à Paris, en passant par le Four Seasons et Salle Climatisée ici. Complètent le portrait John Hale et Antoine Denis, les gestionnaires du Plongeoir, ce bar à vin nature bien connu du Mile End. Et puis il y a Sarah Jane Patry, directrice générale, elle aussi anciennement chez Salle Climatisée et Joe Beef.
Une cuisine bistrot, précise et accessible
Le concept du Bistrot Boisselet tient dans un mot que Taylor répète souvent : la précision. « Darcy voulait trouver un cadre de bouffe qui était assez simple. Le serveur ne doit pas trop expliquer. Ça donne un feeling un peu nostalgique, mais précis, bon, constant, pas cher — des petits classiques qu’on connaît tous, qu’on aime bien, qui ont aussi un aspect de modernité. »
On parle ici de cuisine française de bistrot dans ce qu’elle a de plus réconfortant — gougères au cheddar fumé, velouté de champignons, steak frites, tartare de boeuf façon béarnaise — rehaussée par le savoir-faire d’un chef qui sait transformer un produit de grande qualité en assiette accessible. « Darcy fait un travail excellent pour trouver des produits de très bonne qualité et il réussit à les transformer pour que ça devienne un produit haut de gamme. »
La proximité du marché Jean-Talon joue évidemment un rôle central, surtout à l’approche de l’été. L’équipe a d’ailleurs décroché une allocation de légumes auprès de Parcelles, une de nos fermes coup de cœur.
Une carte des vins qui fait jaser
Grâce à la complicité des boys du Plongeoir, Bistrot Boisselet a ouvert ses portes avec une carte de plus de 200 références (!), un exploit rare pour une nouvelle adresse montréalaise. La carte se veut « dynamique », balançant entre références classiques et vins nature plus nichés, avec une profondeur particulièrement remarquable du côté des champagnes et des vins du Jura. « Si ça goûte bon, on l’aime et on veut l’avoir chez nous. Mais on veut des options pour tout le monde. »
Côté cocktails, l’offre reste volontairement resserrée : toutes les variations de martini et de negroni, quelques classiques (vodka soda, gin tonic), et un programme de digestifs. Simple, efficace, précis.
L’espace et l’ambiance Bistrot Boisselet
Bistrot Boisselet ne compte qu’une trentaine de places. Le décor reste sobre et minimaliste. Taylor a d’ailleurs fait un choix délibéré d’espacer les tables, à contre-courant de la tendance actuelle. « Souvent, les restaurants à la mode aujourd’hui, c’est des petites tables collées l’une à l’autre. J’ai fait exprès de garder beaucoup d’espace entre les tables, comme ça tout le monde a la place de s’allonger un peu et prendre leur temps. »
Dans un paysage montréalais où les ouvertures se succèdent à un rythme effréné, le Bistrot Boisselet fait le pari de la simplicité bien exécutée. Et c’est exactement ce qui manquait à la scène d’ici. Bonne découverte!
Écrit par Valérie Boutet
Photographié par Alison Slattery