Bam Bam : poulet frit, beignes et nostalgie futuriste au centre-ville de Vancouver
BAM BAM
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160 West Georgia Street Vancouver V6B 4P4
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Lundi: 8:00 AM – 8:00 PM
Mardi: 8:00 AM – 8:00 PM
Mercredi: 8:00 AM – 8:00 PM
Jeudi: 8:00 AM – 8:00 PM
Vendredi: 8:00 AM – 8:00 PM
Samedi: 8:00 AM – 8:00 PM
Dimanche: 8:00 AM – 8:00 PM
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- Café Pâtisserie Boulangerie
Au centre-ville de Vancouver, Bam Bam réunit poulet frit, beignes maison, brioches à la cannelle et café dans un espace lumineux et coloré, entièrement construit autour de la nostalgie. Imaginé par l’équipe derrière Nemesis Coffee, c’est le genre d’endroit où l’on attrape un sandwich au poulet avant un match de hockey, où l’on s’arrête pour un beigne et un matcha, ou encore où l’on s’enfonce dans l’un des canapés argentés pour s’y attarder.
Bam Bam, un nom d’outsider pour une famille du café
Pour comprendre Bam Bam, il faut remonter à Nemesis, l’entreprise de café de spécialité dirigée par sa fondatrice et PDG, Jess Reno. « Beaucoup de nos propriétaires viennent de petits quartiers de l’East End », explique Tim Tumbagahan, directeur général, qu’on reconnaîtra peut-être pour l’avoir croisé au café Nemesis de Gastown. « On ne vient pas de familles fortunées. »
Ce point de départ a façonné Bam Bam. Le nom provient d’une vieille expression de l’argot américain qui désignait l’outsider à la boxe, une référence tout indiquée pour une équipe qui voit son histoire comme celle d’un départ modeste et d’une croissance patiente.
Le projet est mené par la fondatrice de Nemesis aux côtés du directeur des opérations, Albert Tang, et transpose une bonne partie de ce que le groupe a appris avec Nemesis dans un tout autre registre. On y retrouve le même souci du détail, mais l’attention se porte ici sur les sandwichs au poulet frit, les sandwichs déjeuner, les beignes et les brioches à la cannelle.
« On met dans ce projet la même somme d’efforts que dans tout ce qu’on a fait jusqu’ici », confie le directeur général.
Des saveurs d’enfance, en version amplifiée
La nostalgie traverse tout le menu : l’équipe s’est tournée vers des saveurs familières de l’enfance et a trouvé des façons de les intégrer à Bam Bam sans les rendre trop précieuses. Le lait au chocolat et aux fraises en est peut-être l’exemple le plus parlant. Il réunit dans un même verre les deux saveurs classiques de Nesquik, inspiré de ce que bon nombre d’entre nous mélangeaient enfants.
En cuisine, la cheffe exécutive Mielye Mitchell dirige le volet salé du menu, tandis que le chef pâtissier exécutif Kevin Lucas veille sur les douceurs. Le poulet frit et les beignes sont au cœur de l’offre. Pour une première visite, le plus simple est de choisir le combo Bam Bam, qui permet de goûter un peu à tout : un sandwich au poulet, un beigne, une boisson et une portion de bâtonnets de pommes de terre.
La plupart des saveurs de beignes sont offertes depuis l’ouverture, une ou deux changeant au gré des envies d’essayer quelque chose de nouveau de l’équipe de pâtisserie. Ils trônent sur de petits présentoirs derrière le comptoir, ce qui rend particulièrement difficile de repartir avec un seul.
Nous avons aussi beaucoup aimé le matcha, au point d’y être retournés pour lui.
Un décor de nostalgie futuriste
L’équipe parle de « nostalgie futuriste » pour décrire Bam Bam, et l’idée prend tout son sens dès qu’on franchit la porte. Après des années de cafés misant sur un minimalisme japonais et scandinave tout en retenue, Bam Bam prend le chemin inverse. L’espace, conçu avec McKinley Studios, est coloré, ludique et résolument maximaliste.
On y trouve une salle de bain entièrement orange, des canapés argentés, un bar en métal, des haut-parleurs suspendus au-dessus des places assises et de grandes œuvres de l’artiste Filipp Jenikae qui se font face d’un bout à l’autre de la salle.
Une section de l’espace, baignée de bleu pâle, est consacrée aux vêtements et donne presque l’impression d’une boutique dans la boutique.
« On essaie un peu de surcharger les sens », lance le directeur général en riant.
Et pourtant, la salle n’a jamais rien de guindé. Les canapés, les sièges bas et l’équipe chaleureuse maintiennent une ambiance détendue. On peut facilement y faire un arrêt rapide, mais tout aussi facilement y perdre une heure.
Du poulet frit avant le match
L’emplacement de Bam Bam au centre-ville le rend particulièrement facile à intégrer à une journée dans le quartier, avec Rogers Arena, BC Place et plusieurs théâtres à proximité.
Le projet dépasse aussi le cadre de la table. La première collection de vêtements de Bam Bam a été co-conçue par la fondatrice de Nemesis et Kali Gill-Desjardins, et met en vedette le bouledogue devenu partie intégrante de l’identité visuelle de la marque. Alors que des marques comme Kith et Maison Kitsuné sont passées de la mode à la restauration, Bam Bam emprunte le chemin inverse : partir de la restauration et du café pour se diriger peu à peu vers la vente au détail.
Venez pour le sandwich au poulet frit et ajoutez-y un beigne. Commandez le lait au chocolat et aux fraises si la nostalgie l’emporte, ou le matcha si elle ne l’emporte pas. Ludique, généreux et un brin excessif, Bam Bam est exactement ce qu’il a voulu être.
Écrit par Jean-Philippe Tastet
Photographié par Scott Usheroff (Craving Curator)