Les meilleures boulangeries de Toronto
Les meilleures boulangeries de Toronto : voici nos adresses préférées !
Demandez à dix Torontois où acheter leur pain et vous obtiendrez dix réponses différentes, la plupart livrées avec une loyauté farouche, presque territoriale. C’est le propre d’une bonne boulangerie de quartier : elle s’installe dans votre routine avant même que vous ne vous en rendiez compte. La miche du samedi qu’on attrape en route vers le marché. Le croissant mangé debout sur le trottoir parce qu’il ne pouvait pas attendre. La boîte de pâtisseries qu’on apporte chez un ami en choisissant déjà celle qu’on va se réserver.
Des recettes venues d’ailleurs, devenues torontoises
Le paysage boulanger de Toronto a été façonné par celles et ceux qui ont apporté avec eux leurs recettes, leurs techniques et leurs habitudes, et par une nouvelle génération de boulangers qui repense ce que le pain peut être. Sur une rue, une boulangerie portugaise remplit ses comptoirs de tartelettes à la crème encore boursouflées par le four. Quelques rues plus loin, une maison italienne familiale cuit les mêmes biscuits et les mêmes pains depuis des décennies. Ailleurs, des boulangers moulent leur propre farine, laissent fermenter leur pâte une journée ou plus et laminent leurs croissants avec la patience d’un horloger.
Le savoir-faire comme fil conducteur
Ce qui relie ces adresses, c’est le savoir-faire. Un pain au levain à la croûte profonde et craquante, à la mie bien alvéolée. Des viennoiseries qui éclatent dès la première bouchée. Des cannoli, des pastéis de nata, des butter tarts et des pains au lait, chacun portant la mémoire d’un ailleurs et chacun désormais résolument torontois. Les plus belles boulangeries d’ici ne cherchent pas à tout faire. Elles savent ce qu’elles font bien, et elles le font chaque matin, souvent avant le lever du soleil.
Une sélection indépendante, sans placement payé
Cette liste rassemble les meilleures boulangeries de Toronto, celles où l’on retourne encore et encore. Certaines sont de petites entreprises nées pendant la pandémie, d’autres des institutions avec lesquelles des générations de Torontois ont grandi. Certaines misent d’abord sur le pain, d’autres sur la pâtisserie, le café ou un long dîner en terrasse. Chacune a sa propre raison d’être ici, et aucune n’a payé pour y figurer : comme toutes les listes Tastet, celle-ci est une sélection éditoriale indépendante.
Alors apportez votre sac réutilisable, arrivez tôt la fin de semaine et préparez-vous à acheter plus que prévu. Et si vous cherchez un bon café pour accompagner votre croissant, consultez notre liste des meilleurs cafés de Toronto ! Bon appétit !
Bà Nội
Bà Nội n’était pas censée devenir une boulangerie. Le chef An Tran, qui a grandi à Toronto dans une famille vietnamienne, prévoyait ouvrir un restaurant vietnamien moderne dans la devanture de Bloorcourt qui abritait autrefois l’imprimerie de son père. Puis la pandémie est arrivée, et il s’est plutôt mis à vendre du pain au levain par la fenêtre. Le restaurant n’a jamais ouvert, et le quartier s’en porte mieux. Le nom signifie « grand-mère paternelle », et le minuscule local garde un charme fait maison, avec des plantes dans la vitrine et une petite planche de bois en guise d’enseigne. On y va pour le pain au levain, mais on garde de la place pour les pains au lait à la hongkongaise (moelleux, délicatement sucrés et vite envolés la fin de semaine), les butter tarts coulantes (les préférées de notre équipe !) et les biscuits aux pépites de chocolat et au beurre noisette. La focaccia et les galettes de saison complètent l’offre.
Toronto
Bakery Pompette
L’équipe derrière Bar Pompette et Bar Allegro ne fait rien à moitié. Les copropriétaires Martine Bauer, Jonathan Bauer-Monneret (Meilleur Sommelier de France 2014) et Maxime Hoerth (barman Meilleur Ouvrier de France) ont d’abord cuit du pain pour leur salle à manger de College Street, et quand la demande a dépassé la capacité de la cuisine, une boulangerie a suivi, quelques portes plus loin. L’offre est resserrée et très française : pains au levain à l’épeautre, aux graines et en baguette fermentés pendant 24 heures, croissants pur beurre faits avec du beurre de style européen et de la farine biologique du Québec, croissants aux amandes, escargots et danoises de saison. La vedette discrète, c’est la crème caramel, préparée avec les jaunes d’œufs laissés de côté par le programme de cocktails du bar. Ce sens de l’économie traverse toute la maison : le zeste de citron arrive du bar, et les pelures de banane y retournent sous forme de sirop. C’est une boutique pour emporter, alors prévoyez de manger sur le trottoir.
Toronto
Dear Grain
Dear Grain a commencé comme un service de livraison de pain au levain lancé à Hamilton pendant le confinement, et c’est devenu l’un des noms les plus reconnus du pain dans la région, avec des boutiques sur Ossington et Roncesvalles, et d’autres en route. Le levain a toujours été au centre de tout, et c’est le procédé qui fait la différence : des grains biologiques et anciens de provenance locale, des pâtes fermentées de 12 à 36 heures et une hydratation élevée qui donne aux miches leur mie luisante et alvéolée et leur croûte bien affirmée. Au-delà du pain de campagne classique, cherchez le super seeded loaf, aux graines, et le pain moulé multigrain au porridge, qui fait des rôties exceptionnelles. Le comptoir propose aussi des croissants, des sandwichs et des pâtisseries de saison comme des scones, des biscuits et de la babka. Les étagères de farines, de confitures et de produits d’épicerie permettent de transformer un saut à la boulangerie en véritable passage à l’épicerie.
Toronto
Emmer
Le jour, Philip Haddad est prosthodontiste. Depuis une vingtaine d’années, il est aussi un boulanger assidu, qui a enchaîné de courts apprentissages à Paris, à San Francisco et ailleurs. Dans sa boulangerie de Harbord Street, cette obsession se voit dans les détails : un programme de pain au levain au cœur de tout, des muffins anglais cuits chaque matin pour les sandwichs-déjeuner, du jambon salé maison et des sausage rolls préparés avec de la viande hachée sur place. Et puis il y a le croissant à la pistache, celui pour lequel on fait la file. Produit en quantité limitée et impossible à précommander, il vaut généralement le réveil matinal. Le midi, on sert des tartines salées, des patty melts et des pâtes maison sur une terrasse couverte et chauffée, ouverte toute l’année (il n’y a pas de places assises à l’intérieur). Emmer détient aussi un permis d’alcool et a même sa propre bière, Proof, brassée dans le nord de l’Ontario avec le levain de la boulangerie.
Toronto
Brodflour
Chez Brodflour, le pain commence par le grain entier, pas par un sac de farine. Des grains issus de fermes régénératrices et biologiques du Manitoba sont moulus sur deux meules de pierre à Liberty Village, puis utilisés dans les heures qui suivent. Regarder la meule tourner depuis le comptoir fait partie de l’expérience. La mouture douce sur pierre préserve les huiles et les nutriments du grain, et ça se goûte dans les pains au levain faits de blé rouge dur, d’épeautre et d’autres grains anciens. Le mur de pains est l’attraction principale, mais les viennoiseries sont faites avec la même farine moulue sur place, et les bagels ont leurs propres adeptes. Ne partez pas sans le sandwich à la dinde : une demi-baguette au levain pressée sur le gril avec du cheddar vieilli, une relish d’oignon sucrée, de l’aïoli, de la roquette et du beurre de culture. Les prix restent volontairement proches de ceux de l’épicerie. Comme le dit l’équipe, le bon pain ne devrait pas être un luxe.
Toronto
Sud Forno
Sud Forno existe parce que Cosimo Mammoliti, cofondateur de Terroni, voulait que ses clients mangent du vrai pain italien, à table comme à la maison. Il a fait venir un maître boulanger d’Italie pour former l’équipe, et la boulangerie née de ce travail approvisionne aujourd’hui les restaurants Terroni. Les boutiques ont le rythme décontracté d’un bar italien : espresso et cornetto au comptoir le matin, une pointe de pizza à la romaine plus tard, et une miche prise au mur en sortant. Les pains penchent vers le sud, dont le rustique Pugliese et le grano arso, au goût fumé, fait de blé torréfié. La vitrine de pâtisseries fait le tour des classiques italiens : baba au rhum, bigné, baci di dama et mini-cannoli. L’adresse du centre-ville, sur deux étages au 132 Yonge, ajoute un comptoir cafétéria et une salle à manger avec service, mais l’original de Queen West reste l’arrêt classique.
Toronto
Conci.
Conci, c’est le genre d’endroit qui donne à un tronçon de Gerrard Est des airs de quartier lyonnais. Manon Tournayre a grandi dans une famille de pâtissiers français (son père a ouvert Tournayre Pâtisserie dans les Beaches il y a plusieurs décennies), et Charles Boggio, Lyonnais d’origine, a été formé à l’Institut Paul Bocuse. Ensemble, ils ont ouvert Conci en 2019, dans un local attenant au Redwood Theatre. Le nom est un diminutif de conciliabule, une réunion secrète, ce qui colle bien à son esprit convivial. Le comptoir aligne les classiques français, mais la pâtisserie dont tout le monde parle, c’est le croissant aux trois fromages, garni de brie, de cheddar et de suisse, et fini aux graines de pavot. Le vin nature est servi au verre et, l’hiver, les Raclette Parties extérieures attirent des foules emmitouflées sous des couvertures. Une boulangerie, oui, mais aussi une petite fête.
Toronto
Tre Mari Bakery
Vincent Deleo Sr. a ouvert Tre Mari sur St. Clair Ouest en 1960, et plus de six décennies plus tard, sa famille la tient toujours. Aujourd’hui, les frères Frank, John Paul et Alessandro Deleo assurent la relève avec la même approche : de la nourriture italienne fraîche à des prix qui restent ceux d’un commerce de quartier. Entrer ici, c’est comme pénétrer dans le salon de Corso Italia. Une longue vitrine de biscuits, de gâteaux et de pâtisseries divise la pièce, avec quelques tables d’un côté et une petite épicerie de l’autre, où le pain cuit tout au long de la journée. Prenez un pain calabrese ou un pain viennois, puis tournez-vous vers les cannoli, la fierté de la maison, aussi offerts en versions limoncello et sambuca. Début février, surveillez les minne di Sant’Agata, ces pâtisseries siciliennes préparées pour la fête de sainte Agathe. Un petit creux ? La table chaude et les sandwichs au veau et aux boulettes sont là pour vous.
Toronto
Cafe Belem
L’horloge au mur, dont les chiffres ont été remplacés par des pastéis de nata, annonce tout de suite ce qui compte ici. Café Belém est un projet père-fils de Carlos et William Oliveira, la famille derrière Mercado. William a étudié la boulangerie et la pâtisserie au Portugal, puis a passé deux ans chez Noctua Bakery, dans la Junction, avant de prendre les commandes des fours sur College Street. La salle ressemble à un coin de Lisbonne, avec ses carreaux bleus, ses lustres et ses céramiques Bordallo Pinheiro. Commencez par un pastel de nata ou deux, puis passez au pão de deus, un petit pain moelleux garni de noix de coco, et au bolo de arroz. Le croissant glacé au sirop de porto et de citron donne un accent portugais à un classique français. Le midi, on y trouve une tosta mista sur pain au lait maison, ainsi qu’une boutique de vins portugais.
Toronto
Forno Cultura
Andrea Mastrandrea a été architecte pendant des années avant de revenir au métier que sa famille pratiquait depuis des générations; ses recettes lui viennent de son père et de son grand-père. Il a lancé Forno Cultura en 2013, et le vaisseau amiral de King Ouest reflète encore cet œil de designer : un espace aux allures d’entrepôt où les boulangers travaillent derrière une vitre et où les étagères sont garnies de produits d’épicerie italiens. Les pains en sont le cœur, à commencer par le filone et les filoncini au levain, avec à l’occasion des surprises comme des miches teintées à l’encre de seiche. Le comptoir de biscuits, vendus au poids, invite à s’attarder, des biscotti chocolat-noisette et pistache-fenouil aux amaretti à la pistache. On y trouve aussi de la pizza, des sandwichs aux salumi et, au déjeuner, des sandwichs garnis de frittata. On a l’impression d’une boulangerie italienne réinventée pour le centre-ville de Toronto, ancrée dans la tradition.
Toronto
Blackbird Baking Co. Kensington Market
Quand Blackbird a ouvert sur Baldwin Street en 2014, le chef boulanger Simon Blackwell et son équipe préparaient les levains et pétrissaient la pâte à la main, en lisant la fermentation au toucher. Le premier jour, tout le pain était vendu à 13 h, et la boulangerie fait partie de la routine de Kensington Market depuis. Elle s’est ensuite agrandie avec d’autres succursales et a déménagé sa production dans une cuisine plus grande sur Queen Est, et ses miches se retrouvent aujourd’hui sur les tables de nombreux cafés et restaurants de Toronto. L’éventail est large, des baguettes et boules aux pains pullman, mais c’est le bâtard au levain aux graines que les habitués ne lâchent pas. La pâtisserie reçoit le même soin : les croissants au beurre ressemblent à une illustration de manuel, et les sandwichs sur focaccia font un dîner sûr. Peu de boulangeries en ville ont fait autant pour façonner ce que les Torontois attendent de leur pain.
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