Chez Cécile : rôtisserie et partage sur Fleury

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Sur la douce rue Fleury Ouest, une nouvelle table s’est installée depuis le 12 février 2026. Rôtisserie Chez Cécile, c’est le projet de Robert Herrera et Maude Théroux-Séguin, propriétaires de Cerise Buvette et Les Cavistes, et du chef Benjamin Gilker. À mi-chemin entre la cuisine de nos grands-mères et le restaurant de quartier qu’on fréquente le dimanche en famille, l’endroit mise sur la nostalgie et l’amour du partage.

Une rôtissoire qui dormait

L’histoire de Chez Cécile commence, comme beaucoup de belles histoires en restauration, un peu par hasard. Robert et sa conjointe Maude rachètent le fonds de commerce du local pendant la pandémie. L’idée : garder une offre abordable sur la rue, quelque chose de familial, mais pas dépassé non plus. 

Le projet dort quelque temps, question de timing. Une rôtissoire usagée, dénichée dans une ferme, finit dans leur garage en attendant des jours meilleurs. Puis, à l’automne, Benjamin revient sur Montréal. Les deux se connaissent, se retrouvent autour d’une table. Robert lui lance : « J’ai ce local-là qui est vide, puis je n’arrive pas à vendre le fonds de commerce. Qu’est-ce que tu ferais avec ça ? » La réponse de Benjamin ne se fait pas attendre : une cuisine de partage, familiale, autour de grandes tables. Après des mois d’essais, Chez Cécile ouvre ses portes en février, et le succès est immédiat!

Cécile, la grand-maman au fourneau

Le nom n’a rien d’un caprice de branding. Cécile, c’est la grand-mère maternelle de Robert — celle qui cuisinait pour les grands banquets de l’hôtel familial à Beauceville, dans la Beauce. « Elle faisait des gros plats partagés, des roast beef, des volailles, des soupes. » 

L’hommage dépasse la simple anecdote. C’est toute une génération de femmes que Chez Cécile célèbre — celles qui élevaient plusieurs enfants et nourrissaient tout le monde chaque jour avec de bons repas. « C’est une façon de rendre hommage à cette génération-là qui n’a jamais chialé, malgré toutes leurs responsabilités, mais qui livrait tout le temps la marchandise avec amour. »

Dès qu’on entre, on comprend l’intention. Les grandes tables prennent toute la place — un choix assumé, quitte à sacrifier plus de places. « Dans un esprit de partage, il faut des grandes tables. Quand tu t’assois, tu as de la place, comme chez grand-maman — il peut y avoir plein d’assiettes sur la table, tu n’accrocheras rien. » Le décor flirte avec l’ambiance de la maison familiale. Bref, on se sent comme chez sa grand-mère : bien.

Du poulet et bien plus

Le poulet rôti est là pour rester, évidemment, mais le menu ne s’y limite pas. Benjamin explore déjà les possibilités infinies : un poisson, du porcelet entier, du gibier. Le menu bougera au fil des saisons, toujours dans un esprit convivial de partage et de plats réconfortants. Mais les classiques resteront, comme les maïtakés frits qui s’imposent déjà comme un incontournable. En bonus, une superbe carte des vins complète l’offre.

Chez Cécile remplit exactement ce que Robert et Maude voulaient : offrir quelque chose de plus large, de plus inclusif, qui fait sortir les gens du moule. « Avec le monde qui s’envoie un peu tout croche, on peut se rattacher à certaines affaires qui ont du sens. La table, la bouffe, le partage — c’est pas mal ça. »


Photographié par Alison Slattery





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