Les meilleurs bars avec de la musique live à Toronto
Ce sont d’abord de très bons bars, le genre où l’on perd volontiers une soirée juste pour le contenu du verre : un gin fizz clarifié dans un sous-sol de béton, un martini bien monté au bas d’un escalier sur Wellington. Ce qui les réunit vient en prime. Chacun programme de la musique live qui mérite le déplacement. Certains penchent vers le jazz, d’autres vers le rock, d’autres gardent ça pour un soir par semaine. On y va pour le lieu et pour le verre, on reste parce qu’un trio dans le coin améliore la soirée. Voici nos bars préférés avec de la musique live à Toronto.
Uh Bar
Le sous-sol de Nick Hao, sous le MSSM Ossington, n’a volontairement aucun concept : un tabouret, un bon disque et un gin fizz clarifié qui goûte le soda au melon. Béton, bois et plantes s’enroulent autour d’une batterie de verrerie de laboratoire, et la carte cache ses surprises derrière des noms familiers pour que personne ne se sente sous pression au moment de commander. Nick Hao ne s’en cache pas : « La musique, c’est la partie la plus importante du bar, je pense. » Le ton glisse de la bossa nova quand c’est tranquille au disco et au funk une fois que ça se remplit. Les concerts du dimanche changent chaque semaine. L’équipe a commencé avec du jazz, a trouvé que le jazz seul manquait de relief, et programme maintenant du flamenco, du latin, ce qui colle au moment. C’est donc le dimanche qu’on planifie sa visite.
Toronto
Rooms | 915 Dupont
Un café qui sert du café tout l’après-midi et devient autre chose quand la lumière tombe : un listening bar hi-fi, du vinyle sur la platine et une boule disco qui tourne au plafond. C’est le système de son qui parle ici, calibré pour qu’un disque sonne comme il sonnait en studio, et le public s’installe pour l’écouter plutôt que pour crier par-dessus. Tout y a été pensé autour d’une seule chose, la musique. Là où la plupart des bars traitent leur programmation musicale comme un fond sonore, le 915 Dupont en fait la tête d’affiche : des sélecteurs invités y font tourner du vinyle sur une installation conçue pour l’écoute attentive, pas pour la conversation par-dessus.
Toronto
Alobar Downtown
L’antenne du quartier financier du groupe Alo, de Patrick Kriss, troque le silence des menus dégustation de ses grandes sœurs pour quelque chose de plus relâché : un lieu sur York qui fonctionne aussi bien pour un verre avant un spectacle que pour un long souper. La cuisine garde le fini qu’on attend du groupe, mais l’endroit est câblé pour une sortie, avec un trio live le samedi, les cocktails et la clientèle d’après-bureau. C’est la proposition la plus habillée de cette liste, celle où le groupe joue devant des gens venus aussi pour bien manger. Tous les samedis soirs, un trio prend le relais, souvent orienté jazz, parfois avec des reprises modernes. Une cuisine de calibre Alo doublée d’une scène, ce qui fait du samedi le soir à réserver.
Toronto
Nazaré Snack Bar
L’un des derniers îlots de résistance de Dundas West, minuscule et argent comptant seulement, qui n’a couru après aucune tendance et qu’on aime précisément pour ça. Pas de pose et pas beaucoup d’espace : quelques tabourets, une fenêtre sur la rue, une courte carte de breuvages. Les bons week-ends, un combo jazz se plie dans le coin et remplit tout l’endroit de son. C’est le genre de bar qui rappelle le peu qu’exige une belle soirée. Le jazz live de fin de semaine est la raison d’y aller, joué dans un espace assez petit pour qu’aucune place ne soit mauvaise et qu’il n’y ait aucune barrière entre le public et les musiciens.
Toronto
Dina's Tavern
L’équipe derrière Track & Field et Bangarang a repris l’ancien Silver Dollar Room, le temple rockabilly et punk qui a tenu sur Spadina de 1958 à 2017, et l’a rouvert en taverne aux airs des années 1970, avec pour mascotte un rat de dessin animé à lunettes fumées et cigarette baptisé Dina. Les cocktails s’amusent, entre un martini à la tomate et un daiquiri fraise et coco, le look mélange glamour et rugosité rock, et l’arrière-bar accumule les curiosités vintage. Le lundi, les Jazz Rat Nights viennent avec des martinis à 10 $; le jeudi, une golden ale maison à 5 $. Les quelque 165 places ont été pensées pour offrir une vraie scène aux formations plus modestes : groupes groovy et DJ la fin de semaine, trios jazz, folk et rock psychédélique en semaine, plus une soirée bluegrass hebdomadaire héritée directement de l’époque du Silver Dollar.
Toronto
The Reservoir Lounge
Descendez l’escalier sur Wellington et vous tombez dans un lieu qui carbure au jazz et au swing live depuis des décennies, un vestige du centre-ville d’une époque où sortir voulait dire un orchestre et un martini. La scène est proche, les cuivres sont forts, et tout y est construit pour une musique qui donne envie de bouger plutôt que de rester assis. C’est une institution, et elle le porte sans effort. Rare bar de Toronto où la musique live n’est pas une programmation occasionnelle mais la prémisse entière : sept soirs par semaine de swing, de blues et de jump jazz, joués assez près pour sentir les cuivres.
Toronto
{{ name }}
{{ html }} En lire plus