Linny’s Luncheonette : le comptoir sandwich à emporter de Big Hug Hospitality sur Ossington
Linny’s Luncheonette
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174 Ossington Avenue Toronto M6J 2Z7
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Lundi: Fermé
Mardi: Fermé
Mercredi: Fermé
Jeudi: Fermé
Vendredi: Fermé
Samedi: Fermé
Dimanche: Fermé
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- Comptoir
Linny’s Luncheonette, sur Ossington Avenue à Toronto, est le comptoir à emporter du groupe Big Hug Hospitality. Pastrami maison, cornichons fermentés sur place, sandwichs d’exception — le tout pour moins de trente dollars.
À quelques pas de Linny’s, une porte plus discrète s’ouvre sur le concept le plus décontracté du groupe Big Hug Hospitality. Linny’s Luncheonette est un comptoir sandwich à emporter, et il existe pour faire exactement ce que son voisin ne peut pas faire : nourrir le quartier à l’heure du lunch.
Un manque que David Schwartz voulait combler
Linny’s ne sert pas le déjeuner, et ce vide tracassait David Schwartz bien avant qu’il en ait la solution. Un steakhouse, par nature, n’est pas l’arrêt le plus facile en journée. Le bœuf coûte cher, la salle est pensée pour un repas long, et l’addition grimpe vite. David voulait une autre voie pour le quartier : un endroit où un habitué pourrait entrer, commander un sandwich et ressortir pour moins de trente dollars. Linny’s Luncheonette était la réponse. Le format est pratique, le menu est court, et le soin apporté est exactement le même que celui du steakhouse d’à côté.
La saumure de cinq jours
Le sandwich au pastrami est la commande phare, et il le mérite pleinement. La viande est saumurée pendant cinq jours, frottée avec le mélange d’épices maison de la cuisine, puis fumée douze à quatorze heures avant d’être tranchée à la main sur du pain de seigle frais. C’est le plat pour lequel la plupart des nouveaux clients font le déplacement, et il donne le ton à tout le reste du menu. Ce pastrami est d’ailleurs exactement le même qui trône au menu du steakhouse Linny’s voisin.
Le plat préféré de David n’est pourtant pas le pastrami. C’est le sandwich aux cornichons et pommes de terre — le grand discret du menu. Construit autour de cornichons fermentés maison et de pommes de terre traitées avec le même soin qu’une garniture de steakhouse, ce sandwich mérite sa place à chaque service. Le poisson blanc fumé et la dinde saumurée et fumée complètent les options salées. Le biscuit aux pépites de chocolat, volontairement simple, est l’autre star silencieuse. C’est le genre de détail sur lequel David insiste en silence : un menu court où aucun item n’a le droit de sembler secondaire, et où les plats que les habitués finissent par commander sont ceux qui ne s’étaient pas annoncés dès la première visite.
L’équipe a délibérément réduit le menu. Comme le dit David, ils ne voulaient pas laisser de place à un faux pas. Chaque item reçoit le même soin que le menu plus étoffé de Linny’s : knishes roulés à la main, poisson fumé sur place, dinde saumurée, fumée et tranchée à la main.
La terrasse qui a ouvert le format
Le luncheonette est pensé d’abord pour l’emporter, mais la terrasse extérieure récemment ouverte permet à un client de s’installer avec un sandwich, un cornichon et un café. Le format est décontracté, rapide et sans chichi — sans rien de la formalité du steakhouse voisin. C’est le genre d’endroit où l’on entre sans y penser, et dont on repart avec un sandwich au pastrami qui vaut le détour.
Ce qui le relie à Linny’s d’à côté
Les deux adresses ne sont pas que voisines. Elles sont deux déclinaisons horaires du même restaurant. Le luncheonette utilise les viandes, poissons, pains et cornichons préparés et affinés juste à côté. Un client peut y retrouver la tradition charcutière de Linny’s sous une forme plus rapide et plus accessible. Pour David, le luncheonette est la preuve que le savoir-faire du steakhouse fonctionne à tous les prix : le menu est plus court et la salle plus petite, mais la rigueur est identique.
Pour un quartier de Toronto qui savait déjà bien se restaurer le soir sur Ossington, le luncheonette boucle la boucle. Le déjeuner sur ce tronçon ne sera plus jamais tout à fait le même.
Écrit par Jean-Philippe Tastet
Photographié par Scott Usheroff (Craving Curator) / Daniel Neuhaus