Les 5 coups de cœur de Jean-Philippe Tastet à Marseille 

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coups de coeur de Jean-Philippe Tastet à Marseille 

En collaboration avec l’Aéroport International Jean-Lesage de Québec et Air France, voici les coups de cœur de Jean-Philippe Tastet à Marseille!

Le nom Jean-Philippe Tastet vous sonne probablement une cloche. Et oui, c’est effectivement le papa de notre fondatrice Élise — celui qui relit, commente, corrige, le contrôle qualité attentif du clan. Mais avant tout, Jean-Philippe est une plume. Une vraie. Celle qui a tenu la chronique gastronomique du quotidien Le Devoir pendant près d’un quart de siècle (!) Plus de trente ans de chroniques et de critiques, un œil qui repère aussi bien le détail d’un service mal ficelé que la beauté d’une assiette sincère. 

Il faut dire que la gastronomie, Jean-Philippe est tombé dedans très tôt. Né à Toulouse, il a grandi à Labastide-Murat, petit village du Lot, avant de prendre le large à 22 ans pour enseigner le français à La Nouvelle-Orléans, puis à Téhéran en pleine révolution ; et en tout lieu, déguster, analyser, comprendre. Trois cuisines profondément différentes, une curiosité qui ne s’est jamais calmée et un palais à l’aise autant dans les épices persanes que dans les marmites les bayous louisianais ou celles du Sud de la France, un bagage plutôt pratique quand il s’agit de parler de Marseille.

Parce que Marseille, c’est justement ça : une Méditerranée bruyante, métissée, où les influences d’Afrique du Nord et d’Italie cohabitent avec la tradition provençale. Le genre de ville qui appelle un palais curieux et un œil bien formé (deux choses que Jean-Philippe possède en abondance !) Alors quand on a cherché à qui confier le portrait gourmand de la ville, la réponse a été assez évidente. Voici les cinq coups de cœur de Jean-Philippe Tastet à Marseille — de modestes adresses à glisser dans le carnet de bord pour votre prochaine envolée Air France vers le soleil méditerranéen.

Chez Fonfon

@soline_photo

Passer à Marseille sans déguster une bouillabaisse serait impensable. Bien sûr, pour beaucoup de locaux, seule celle préparée à la maison est digne d’intérêt, mais si vous êtes de passage et voulez en déguster une bonne ou même très bonne, on vous suggère celle de Chez Fonfon, gardien de la bouillabaisse depuis 1952. La vue splendide sur le Vallon des Auffes et le petit port ajoute au bonheur d’être à cette table.

La Goulette 

Photo : Yohann Weiss

Maghreb et Tunisie sont à deux pas de Marseille et le restaurant La Goulette vous convaincra qu’en ce qui a trait à ce pays un seul pas suffit. Ici les couscous plantureux trônent et dominent les tajines et autres gourmandises. Pour être bien sûr que, même si vous êtes rassasiés, vous succomberez au moment du dessert, les petites gourmandises sucrées sont exposées en vitrine et sont irrésistibles.

SAGE

Au 96 rue Grignan, SAGE incarne une nouvelle génération de tables marseillaises engagées. Derrière l’acronyme — Saison, Artisanat, Goût, Émotion — le jeune chef Loris de Vaucelles, formé à l’Institut Paul Bocuse, signe une bistronomie provençale résolument locavore. La carte, courte et rythmée par les saisons, fait la part belle aux légumes et aux circuits courts. Zéro déchet, vins nature, décor minéral apaisant.

Louison

@marseilleshopping

Au rez-de-chaussée de l’hôtel Amista, en plein cœur du cours Saint-Louis, Louison est une brasserie chic provençale, ancrée dans le terroir et les produits locaux. Panisses à l’aïoli, burger maison, pièce du boucher, pêche du jour et daube mijotée rythment la carte. Dans un décor solaire inspiré des anciens comptoirs d’apothicaires signé Dorothée Delaye, on y brunche, déjeune et boit un verre du matin au soir. À deux pas de porte, découvrez la Maison Empereur, votre prochaine nouvelle amie marseillaise, doyenne des quincailleries françaises fondée en 1827 et aujourd’hui exceptionnel grand magasin général.

Gingembre 

Au 39 rue d’Aubagne, en plein cœur de Noailles, Gingembre apporte une nouvelle voix à la mosaïque culinaire du quartier. On y savoure une cuisine familiale du Vietnam, revisitée façon bistrot contemporain. Au menu : pho tonkinois, bo-bun traditionnel, bœuf loc lac à l’œuf coulant, nems maison et le fameux poulet gingembre du chef. Dans un décor lumineux ponctué de végétal et d’un escalier en colimaçon jaune vif, on voyage à Saïgon le temps d’un repas, accompagné de mocktails maison pleins d’imagination. 


Photographié par Alison Slattery

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