Le festival Yul-Eat
Quai de l'horloge
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Le festival Yul-Eat : activité du long weekend

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« Le festival Yul-Eat c’est parti d’une écœurantite des festivals de bouffe. Trop glamour, trop propres, trop faciles, » nous dit Gaelle Cerf, une des organisatrices principales du festival et co-fondatrice de l’ARRQ.

Le but de Yul-Eat ? « On voulait faire quelque chose pour les restos, pour les chefs, pour les gens qui sont dedans ; pour qu’ils puissent s’exprimer, il faut leur donner une voix. Yul-Eat ça se veut le dévoilement du dédale de la restauration ; montrer tout ce qui se passe derrière, remettre le focus sur le travail, le métier de restaurateur, le métier de cuisinier. Ils travaillent comme des animaux les gens de la restauration, mais ils tripent à mort. Ce sont des gens fascinants. C’est ça l’esprit : mettre au grand jour les chefs. Ils s’approprient vraiment le festival, ils font ce qu’ils veulent dans des grandes lignes directrices. » C’est dans le même ordre d’idées que tastet.ca, on est donc très enthousiastes.

Yul-Eat, c’est 3 axes: fêter, découvrir et manger.

1. Fêter, parce que le festival vous offre une foire alimentaire hors du commun, des restos containers, des soupers de chefs, des brunchs, etc. « On voulait faire travailler les gens de façon différente, par exemple les brunchs sont faits par les chefs dans les camions, ils ont dû s’adapter au camion. »

2. Découvrir, c’est entre autres les conférences et les démonstrations. « On est allés voir Joe Mercury et on lui a demandé ce qu’il le faisait triper. Il nous a dit : le sel. Alors il fait un truc sur le sel… » (rires) Découvrir c’est aussi des démonstrations techniques gratuites et des cours de cuisine où vous mettez la main à la pâte : « par exemple dans le cours de mixologie de Romain Cavelier, les gens vont apprendre à faire des cocktails, mais après ils font une compétition entre eux. » C’est aussi un Salon du livre avec tous les livres de référence des chefs : « on leur a demandé les livres qui les ont le plus marqués et ce sont ceux qui seront présentés. »

3. Manger, c’est un marché avec plus de 27 producteurs, c’est aussi un four à bois avec des rotations de boulangers exceptionnels. C’est 23 camions de rue, 9 bars et 10 restos. C’est aussi une buvette avec un service aux tables et un rang d’artistes incroyables pour vous détendre. Yul-Eat c’est 20 tables, 60 chefs, et une foule d’activités amusantes. Chaque chef fait habituellement plusieurs activités différentes. Samedi, le thème est ‘ Le terroir ‘, dimanche, ‘ L’identité québécoise ‘ et lundi, ‘ L’effet de mode en restauration ‘. On est d’ailleurs extrêmement excités de participer à la table ronde du lundi 17 h sur l’impact des modes culinaires sur l’avenir de la restauration. Ça risque d’être très intéressant; venez nous y voir et on pourra en parler face à face.

Les cours de cuisine, les brunchs et les soupers sont payants — la liste ici —, mais tout le reste est gratuit. Un super-événement culturel propulsé par le muscle extraordinaire Evenko.

Avant d’entendre crier les gens, YUL, même si c’est aussi « you’ll » en anglais, c’est aussi l’aéroport de Montréal, et EAT, même si c’est manger en anglais, c’est aussi E pour Expérience, A pour Appétit et T pour Terroir. Montréal reste bilingue et on applaudit l’effort des organisateurs; c’est avec des festivals comme Yul-Eat que Montréal se différencie des autres villes avec ses gens passionnés et sa créativité débordante.

On a très, très hâte.

— Élise Tastet





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